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  • Publié le : 22 avril 2011
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Dans quelle mesure les mutations du travail peuvent-elles expliquer la crise du syndicalisme ?
Les sociétés démocratiques sont marqués par des tensions du aux inégalités, des tensions qui se traduisent par des conflits qui sont porteurs de changements sociales. De plus comme les conflits mettent les individus dans l’action, il leur permettent de se forger une identité et un développementdes solidarités. Dans les années 70, les sociologues mettent en avant le rôle de la rationalité des individus pour expliquer la mobilisation. Ils choisissent une stratégie d’action en fonction de leur situation personnel et cela explique la baisse des conflits donc un crise du syndicalisme qui correspond aux activités exercées dans le cadre d'un syndicat de salariés. Aujourd’hui en France, on peutse demander comment les mutations du travail expliquent la crise du syndicalisme ? Dans une première partie nous verrons comment ces mutations expliquent en partie la crise du syndicalisme et dans une seconde partie qu’ils existent d’autres facteurs qui expliquent cette crise.
Les mutations récentes du travail expliquent en partie la crise du syndicalisme.
Les nouvelles formesd'organisation du travail ont individualisé les carrières et le déclin de la classe ouvrière, elles ont pour effet d'affaiblir le syndicalisme. Les transformations récente du marché du travail qui sont la précarisation, l’embauche sur les compétences et autres effritent l’identité professionnelle qui est la façon dont un individu ou un groupe se définit par lui-même et qui est définit par les autres.L’individu voient donc leur identité sociale être moins affirmé et doivent soit trouver un autre moyen de construire cette identité sociale soir accepter de se sentir moins intégré. L’affaiblissement de l’identité professionnelle entraine un déclin des conflits du travail. Entre 1975 et 2002 on a pu constater un déclin de la classe ouvrière, le nombre d’ouvriers a diminué d’environ un millions, cequi entraine une augmentation du chômage, plus de 450 00 entre 1975 et 2002. En 2000 en France sur l’ensemble des ouvriers 896 000 étaient au chômage. (Document 4). Les individus vivant dans la précarité sont peu syndiqués car ils ne restent pas durablement dans l'entreprise et parce que leurs intentions divergent des salariés ayant un emploi stable quieux sont représentés par des syndicats. Aujourd’hui plusieurs arguments peuvent expliquer que les ouvriers sont moins disposés à entrer en conflit. Avec la mécanisation ils effectuent moins de taches de production et plus d’entretient, de surveillance, de réglage, ce qui améliore leur condition de travail et limite le sentiment d’exploitation. En France les grandes usines sont délocalisées et lesouvriers travaillent surtout en sous-traitance ou dans des PME avec des petits effectifs se qui empêche un sentiment d’appartenance et une solidarité de ce mettre en place. La précarité et le chômage des ouvriers font qu’ils ont peur de perdre leur emploi s’ils se mobilisent. (Document 2). En 2002 en France sur 100 salariés 24 ont reconnu que la crainte de perdre son emploi été une motivation dansl’implication au travail. (Document 6).
Aujourd’hui les syndicats se sont beaucoup institutionnalisés, ils sont perçus comme des grandes organisations bureautiques et les travailleurs ne se reconnaissent plus entre eux. Mais il existe d’autres facteurs expliquant cette crise du syndicalisme.
La crise du syndicalisme ne s'explique pas seulement par les mutations du travail. La moyennisationde la société participe à la crise du syndicalisme. La montée de l'individualisme conduit à calculer le rapport coûts/avantages et si celui est désavantageux, l'individu n'est pas incité à participer aux activités syndicales. (Document 3). Pour Olson dans sa théorie du « passager clandestin », la baisse des conflits serait due à la...
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