Philosophie

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 2 (275 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 19 mai 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Le désir souvent se comprend suivant l’image du tonneau des Danaïdes, c’est-à-dire comme un manque inassouvible. Cet inassouvissement du désir asouvent valu au désir les plus vives critiques notamment du point de vue de la condition humaine. Et en effet, ces critiques notamment se sont faitesau nom de la misère dans laquelle il plongeait l’homme. Le désir serait ici, le signe (la marque) de la misère de l’homme. Cependant, le désirexprime un rapport au manque, mais aussi une création authentique. Le désir est ce mouvement qui me porte vers un objet que j’imagine source desatisfaction ou pouvant constituer mon bonheur d’une manière ou d’une autre. Néanmoins, le désir ne se confond pas avec la volonté : vouloir ce n’est passeulement désirer mais organiser les moyens en vue d’une fin poursuivie. Le désir n’est pas non plus le besoin. Le besoin est fondamentalement unmanque matériel alors que le désir est déjà d’une certaine façon spirituel ou plus exactement d’ordre existentiel. Mais si le désir est la fois la marquede la misère, cela signifie-t-il qu’il faut faire une différence entre cette misère et le désir qui en serait son révélateur ? De plus, si le désirest à la fois manque et création, n’est-ce pas dire aussi que le désir est puissance positive donc la marque aussi de la grandeur de l’homme ?C’est à ce faisceau de questions que nous trouvons de façon sous-jacente dans le sujet : « le désir est-il la marque de la misère de l’homme ? »
tracking img