Philosophie

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  • Publié le : 4 janvier 2010
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Dans ce texte tiré d'Emile et de l'éducation, Rousseau aborde le thème de la conscience morale. Son argumentation vise à répondre aux questions suivantes : quelle est la nature et l'origine de la conscience morale ? Est-elle innée, inscrite en nous de façon congénitale ? Comment comprendre que « cette voix intérieure » soit si souvent brouillée et occultée chez l'Homme ? A ces questions, Rousseaurépond par la formulation suivante : la conscience est un « instinct divin ». Cette formule paradoxale permet de souligner la spécificité humaine : la conscience est constitutive de la nature humaine - mais, de par sa dimension divine, elle inscrit cette « nature » humaine dans une perspective métaphysique, c'est-à-dire, étymologiquement, « surnaturelle ». L'argumentation de l'auteur s'articuleici en deux étapes principales : dans une première partie, de la ligne 1 à 11, Rousseau insiste sur le caractère innée, congénital et divin de la conscience morale ; son argumentation s'inscrit dans une perspective ontologique et métaphysique ; dans une deuxième et dernière partie (de la ligne 12 à la fin du texte) il souligne les méfaits des idéologies sociales qui brouillent, occultent cette voixintérieure originelle (...)

4- Il est donc au fond des âmes...
Le "donc" indique que l’idée qui va être exposée est bien conclue de ce qui précède, même si, comme on vient de le voir, il faut se livrer à une analyse assez fine de ce qui précède pour le comprendre.
Rousseau appelle conscience un principe inné de justice et de vertu. Pour lui donc, la conscience n’est que morale : laconscience c’est ce qui dans l’âme sait ce qui est juste et vertueux. L’âme, c’est la totalité de l’esprit, de la vie de l’esprit, la conscience, c’est ce qui dans cette totalité concerne les principes moraux. Nous savons, de manière innée, ce qui est juste et ce qui est vertueux.
Donc, sans avoir à l’apprendre, du simple fait d’avoir une âme, on a aussi une conscience, c’est-à-dire la connaissance innéede ce qui est juste et vertueux. Cette connaissance est inhérente à la conscience.
"Malgré nos propres maximes", c’est-à-dire malgré les jugements moraux, les impératifs moraux que nous pouvons apprendre ou concevoir. 
5- Contre la philosophie.
Ce que veut Rousseau, ce n’est pas établir par le raisonnement ce que doivent être les maximes morales, il ne veut pas chercher à fonder la morale surdes principes rationnels, faire la philosophie de la morale, il veut faire comprendre ou sentir que nous sommes déjà moraux pour peu que l’on soit attentif à notre coeur. Il ne s’adresse pas à la raison du lecteur, à sa faculté de raisonner, mais à sa conscience, c’est-à-dire à ce qu’il sent en lui, aux idées de justice et de vertu qu’il connaît déjà. Il ne cherche donc ni à fonder la morale, ni àdire ce que l’on doit faire pour être moraux, il essaie de nous faire sentir que nous savons tout ce qu’il nous faut savoir pour être moraux, sans avoir à raisonner, sans avoir à réfléchir.
Il va jusqu’à accepter d’être réfuté par ceux qu’il appelle les philosophes, parce que toutes les raisons du monde ne peuvent rien contre le sentiment d’avoir en soi ces idées. Le sentiment, l’intimeconviction contre la raison et les raisons.
6- Idées acquises et sentiments innés.
Rousseau distingue les idées des sentiments : les idées sont acquises, elles viennent du dehors, c’est-à-dire des autres et des sens, conception empiriste de l’origine des idées, les sentiments eux sont innés, naturels. Un sentiment, c’est une inclination, un penchant inné pour ou contre quelque chose. Ce sont lessentiments qui sont moraux, qui nous permettent d’apprécier le bon et le mauvais. Les jugements moraux reposent donc sur des sentiments et non sur des principes rationnels, c’est-à-dire des idées, parce que les idées elles doivent s’apprendre.
Il faut noter que Rousseau parle de ce qui est bon et mauvais du point de vue moral comme ce qui est bon ou mauvais pour nous. 
Au total donc, la conscience est...
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