Pierre et jean : la plage de trouville

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  • Publié le : 21 mars 2011
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Question I : le regard de Pierre sur ces femmes.

Le regard que porte pierre est un regard péjoratif, qui se manifeste à travers sa haine et sa misogynie.
La focalisation interne à pierre, que l’on définit grâce aux verbes de perception auditive (voix égrenées), tactile (frôlant) et visuelle (voyait) et à l’indication spatiale « De loin », a pour but de mettre en évidence les sentimentsqu’a Pierre face à cette foule.
Dans un premier temps, la vision de Pierre vis à vis de ces femmes est une vision méliorative, puisqu’il met en exergue la beauté vestimentaire de ces femmes (ombrelles de toutes les couleurs ; toilettes de toutes les nuances ). Cette beauté est essentiellement due aux couleurs des vêtements. Nous avons aussi ici une métaphore filée de la fleur (« bouquets » ;prairies démesurée). On compare ici la fleur au vêtement, ce qui donne ici une connotation méliorative à la beauté des femmes, créant un effet pictural, embellissant encore plus la scène.
La vision méliorative est en parti due à la sensation agréable que ressent pierre, au niveau Auditif (voix, douce, rumeurs etc) souligné notamment par le sens métaphorique du mot «aspirer » > (voir ligne 8).Toutefois, la conjonction « Mais » amorce le passage d’une vision méliorative à une vision péjorative. L’expression « comme s’il s’éveillait » signifie que la vision précédente n’était rien d’autre qu’une illusion. Le portrait défavorable aux dames est influencé par la perversité de celles-ci. Cette même perversité est mise en valeur apr le renversement de la métaphore filée : elle devient maintenantnéfaste, car nous avons désormais une « floraison de la perversité féminine ». Cela veut dire que toute cette beauté est uniquement stratégique.
La beauté esthétique (morale) se transforme en beauté provocatrice (immorale) (voir ligne 16 à 21).
Leur « grâce factice » n’est plus légitime, il s’agit là d’un moyen de séduction, d’une stratégie utilisée par les femmes. Leurs « tailles emprisonnées» témoignent de l’importance qu’elles accordent à la séduction et à l’envie de plaire : elles vont jusqu’à se martyriser pour séduire. Ces habits deviennent donc vulgaires, voire extravagant. L’objectif de toute cette armada est de plaire aux hommes. Nous avons là le blâme de la perversité des femmes, puisque plus la narration avance, plus la culpabilité de ces femmes émerge : elles cherchent à «plaire », dans un premier temps, puis, « séduisent » les hommes et enfin, vont jusqu’à « tenter » ceux-ci. Or, c’est le Diable qui tente les personnes à pêcher. La gradation ascendante de cette énumération a pour but de rendre ces actions de plus en plus condamnable.
Ce blâme ne s’arrête pas là, il est accentué par la comparaison entre la plage de Trouville à une « halle », à un « marché d’amour», comme nous l’illustrent (etc etc etc). Ici, le commerce qui s’effectue est purement sexuel, on fait référence à la prostitution. Maupassant incite donc ici sur la vénalité de ces femmes.
Il y a aussi un paradoxe opposant les femmes et les hommes : il est possible de croire que les femmes sont des victimes des hommes, mais la réalité est tout autre : ce sont les hommes qui sont les victimes >. Il existe donc un paradoxe, une illusion entre le rapport de prédateur et de proie : ces femmes sont tels des mantes religieuses, ce sont elles qui chassent, sournoisement. Enfin, l’expression « il songea … toujours la même chose » est une hyperbole, qui a pour but de montrer l’universalité spatiale et temporelle de l’adultère.

En conclusion, le regard de Pierre est conflictuel, il est motivépar la haine qu’il éprouve envers sa mère, tout cela crée en lui une profonde misogynie.

Dans quel état d’esprit se trouve Pierre dan cet extrait ?

Pierre, à cet instant, est particulièrement troublé, puisque, conscient de l’adultère de sa mère, il est ici en pleine plaidoirie avec lui même : Sa mère a-t-elle commis un adultère ?

Le héros est, ici, totalement désespéré (l.10 voir )...
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