Pierre et jean

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  • Publié le : 7 avril 2010
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INTRODUCTION

Présenter l'auteur et l'œuvre.
Situation du passage : Après la querelle entre les deux frères qui a aboutit à la révélation pour Jean de sa filiation, par les propos de son frère, appuyés par l'aveu de sa mère.
Il se retrouve seul après avoir raccompagné sa mère, ce qui le mène à réfléchir à la nouvelle situation qui se pose à lui : un dilemme : doit-il ou non renoncer àl'héritage ?

LECTURE
ANNONCE DES AXES

I - Les changements d'avis ; l'évolution de la réflexion
II - Un subtil jeu entre discours et récit qui va révéler le point de vue ironique du narrateur sur les états d'âme de Jean

ETUDE

I - LES CHANGEMENTS D'AVIS ; L'EVOLUTION DE LA REFLEXION

Entre la ligne 7 où apparaît le premier "Non" et la ligne 35 où apparaît le deuxième, apparemment rien n'achangé dans l'état d'esprit de Jean, or à y regarder de plus près, si on suit les mouvements du texte, on voit qu'il y a trois temps dans l'évolution de sa réflexion. Ces trois temps sont marqués par"D'abord" (l. 7), "Or" (l. 16), et "Et" (l.30).

A. Un "non" catégorique (l. 7-16)

La première décision est rapportée au style direct, en un seul mot : "Non" (l. 7)
Jean se tourne versl'avenir. Cf. verbes au conditionnel : "vendrait" (l. 8), "travaillerait" (l. 9), "redeviendrait" (l. 13)
à Cette décision semble irrévocable

Le premier argument est fourni implicitement par la question : "Cette fortune qu'il avait reçue, un honnête homme la garderait-il ?" (l. 4-6) (à interrogation rhétorique)
Le deuxième argument constitue le fait que la situation serait supportable puisqu'ilétait déjà pauvre avant : "Il avait été pauvre, il redeviendrait pauvre." (l. 13)
B. Un renversement (l. 16-30)

Dans ces lignes, nous pouvons remarquer que les connecteurs et le lexique traduisent un renversement brutal lié à un événement extérieur : le passage d'une femme qui par association d'idée fait penser à Mme Rosémilly : "Or" (l. 16), "brusquement" (l.17), "la secousse" (l. 18), "en mêmetemps" (l. 21) = connecteurs logiques

Les arguments : Pierre envisage les conséquences négatives du fait de refuser l'héritage

1. Le renoncement : rythme ternaire, gradation "Il devrait renoncer à épouser cette femme, renoncer au bonheur, renoncer à tout." (l. 21-23)
2. La trahison : "Pouvait-il agir ainsi, maintenant qu'il s'était engagé vis-à-vis d'elle ?" (l. 23-24)
3. L'obligationd'imposer à Mme Rosémilly un sacrifice financier qui n'était pas prévu au départ : "mais avait-il le droit (…), de lui imposer ce sacrifice ?" (l. 26-27)
Si l'on regarde d'un peu plus près la question que se pose Jean, on peut remarquer que la réponse y est sous-entendue : "Ne valait-il pas mieux garder cet argent (…)?" (l. 27-28) à Jean pense désormais accepter l'héritage.
C. "Et" = Les doutes quiaboutissent au "oui" implicite (l. 26 à fin)

Le doute :
Nous pouvons remarquer
- Un lexique du combat intérieur : "luttaient" (l. 31-32), "combattaient" (l. 32)
- Ainsi que la répétition de "puis" aux lignes 33 et 34
- Et l'utilisation du terme "de nouveau" (l. 34)
- L'opposition entre les deux perspectives est marquée avec le "mais" (l. 41)
- Etrenforcée par des thermes antithétiques juxtaposés : "reparaissaient" (l. 34) et "s'effaçaient" (à la même ligne)

Mais en fait, implicitement, on sent que Jean a pris sa décision :
- La question qu'il se pose est une question rhétorique : "n'est-il pas naturel que j'accepte aussi son héritage ?" (l. 40-41)
- L'adjectif "murmuré" (l. 42) est utilisé pour qualifier le "non",qui était, au départ, catégorique.
TRANSITION
De manière très habile, Maupassant alterne récit, discours direct et discours indirect libre pour mieux nous révéler la fausseté des doutes de Jean et son point de vue sur ses états d'âme.

II - UN SUBTIL JEU SUR L'ALTERNANCE DISCOURS/RECIT

A. Discours direct

(Marques distinctives : guillemets ; 2 points ; présent dominant)
Repérage...
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