Plaidoyer pour un monde capitaliste

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  • Publié le : 18 mars 2010
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LIVRE

PLAIDOYER POUR LA
MONDIALISATION CAPITALISTE

par Marc Grunert


Le livre de Johan Norberg vient de paraître en France, quelques mois après sa sortie au Québec. Sans aucun doute il sera, il est déjà, une référence pour l’analyse de la mondialisation économique (le libre-échange mondial). L’enseignement de ce petit chef-d’oeuvre est simple: la liberté économique etla liberté politique, qui ne se divisent pas, accroissent le bien-être et la dignité des individus, progressivement mais inéluctablement. Cela est vérifiable dans les faits, à l’inverse de ce que racontent les antimondialistes et les médias français qui les relaient.

Il y a une autre leçon à tirer de la mondialisation des échanges libres: les progrès, autant sociaux qu’économiques,ne sont pas dus à l’action des politiciens, sauf si celle-ci consiste à laisser faire le marché libre et à garantir les contrats. Bref, moins les politiciens interviennent dans les règles des échanges, mieux ça va. C’est un mouvement historique positif que Norberg met en évidence et que les idéologues anticapitalistes pourront difficilement masquer.

Chaque jour les choses s’améliorentEh oui! Chaque jour les choses s’améliorent, mais pas grâce au pouvoir politique, sauf s’il ne fait rien. On a souvent tendance à croire que le pouvoir politique, pouvoir de réglementation, protectionniste, taxateur..., est un mal nécessaire pour que la société ne devienne pas un champ de bataille. Ceux qui prétendent le contraire sont paradoxalement qualifiés d’«utopistes» alors quel’utopie est précisément l’objet d’une vision, d’une vision politique, construite par la contrainte, la loi et la force des baïonnettes.

Et pourtant, grâce au capitalisme, c’est-à-dire au libre-échange et à l’extension des droits individuels de propriété, les choses s’améliorent. Norberg en apporte la preuve empirique et théorique. Les faits qu’il rapporte sont incontestables, nous lesvérifierions d’ailleurs tous les jours si nous n’avions les yeux bandés par les médias et la propagande.

«La population mondiale s’est accrue d’un milliard et demi de personnes pendant ces deux décennies, et pourtant le nombre de gens qui vivent dans la pauvreté absolue a baissé d’environ 200 millions.» Ce bilan est étayé par des analyses très détaillées qui réfutent catégoriquementl’idée malthusienne que la planète n’a pas de quoi nourrir et faire vivre décemment une population accrue. Mais, mieux encore, l’extension du libre-échange permet de faire vivre plus longtemps, dans de meilleures conditions matérielles et morales, davantage d’individus.

Ainsi, «environ la moitié des pauvres de la planète vivent dans les deux pays les plus peuplés: la Chine etl’Inde. [...] Ils ont tous les deux considérablement libéralisé leur économie depuis une vingtaine d’années.» En Chine, «la possibilité offerte à tous de se retirer de la ferme collective et de louer un lopin de terre de l'État fut mise à profit par tellement de paysans que pratiquement toute la terre est depuis passée dans des mains privées, dans ce qui a peut-être été la plus grosse privatisation del’histoire. [...] La manoeuvre a porté ses fruits, les rendements des récoltes ayant connu une hausse annuelle spectaculaire de 7,7% de 1978 à 1984. Ce pays, qui avait été affecté 20 ans auparavant par les pires famines de l’histoire de l’humanité, jouit maintenant d’un surplus de nourriture.» Bien entendu, les dictateurs chinois ne libéralisent pas l’économie sans raison politique mais cette libertégagnée ne pourra pas s’arrêter au domaine économique. Une fois la prospérité et la dignité en marche, les Chinois seront inévitablement préoccupés par leurs droits politiques légitimes.

Mais Johan Norberg ne se contente pas d’empiler des chiffres et des statistiques. Il donne aussi les explications. Il décrit en détail le mécanisme «capitaliste», c’est-à-dire celui de...
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