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  • Publié le : 16 juin 2010
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Crise de la microfinance au Maroc : la croissance en cause
CGAP/Microfinance Gateway, mars 2010

Une croissance non maîtrisée a entraîné une grave crise d’impayés

Dans une note du CGAPrécemment publiée (à paraître en français), Xavier Reille analyse les origines de la crise d’impayés qui a affecté le secteur de la microfinance au Maroc et cherche à savoir si les enseignements tirés de cettecrise peuvent s’appliquer au-delà des frontières marocaines.

Peu de pays sont dotés d’un secteur de la microfinance aussi fort et dynamique que celui du Maroc. Reconnu comme un champion dumicrocrédit, servant 40 % des clients dans le monde arabe, il compte certaines des institutions de microfinance (IMF) les plus performantes au plan international. Cependant, depuis 2007, le secteur marocaindu microcrédit est confronté à une crise : croissance exponentielle au détriment de la qualité des actifs, abandons de créances en cascade et rendements en chute. Les quatre plus grandes IMF marocaines– Zakoura, Al-Amana, Fondation Banques Populaires et Fondep – servent 90% des clients dans un secteur fortement concentré. Quelle est la cause de cette croissance incontrôlée ?

L’essor de lamicrofinance au Maroc

La réussite du secteur de la microfinance jusqu’en 2007 n’aurait pas
été possible sans l’appui du gouvernement marocain. La Loi sur la microfinance de 1999 a fourni un cadre clairpour le développement du secteur. Un soutien financier a été apporté par le biais d’un fonds public, le Fonds Hassan II. Le secteur a également bénéficié de l’appui de la communauté internationaledes bailleurs de fonds. Enfin, une grande spécificité du secteur marocain du microcrédit réside dans l’engagement des banques locales : les banques commerciales ont créé deux des principales IMF etfinançaient 85 % des actifs du secteur en 2008.

Les signes de la crise

 
En décembre 2007, la crise des impayés avait déjà débuté, mais son ampleur était encore dissimulée par la croissance...