Plan dissertation la scouine de robert laberge

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  • Publié le : 26 avril 2011
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Plan de dissertation : La Scouine de Robert Laberge

SUJET : La vie est cruelle : tel est le message qu’Albert Laberge livre au lecteur dans le roman La Scouine. Discutez.

THÈSE : En effet, dans son roman La Scouine, Albert Laberge délivre le message que la vie est cruelle.

o La cruauté se manifeste sous diverses formes.

• La présence de la brutalité est flagrante tout aulong du roman. Elle est démontrée lorsqu’un homme est injustement violent envers un animal : « Furieux, le Taon avait frappé la bête avec acharnement, comme pour lui reprocher l’avoine qu’elle n’avait pas mangée, lui cinglant les oreilles de grands coups de fouet.» (p.44), et même envers un autre homme : «Et il se rua sur son frère renversé, lui envoyant un nouveau coup à la figure ». (p.102)• La méchanceté occupe une grande place dans l’évocation de la cruauté. L’acte de faire le mal sans avoir recours à la violence est démontré par le comportement de la Scouine envers un mendiant : « Enfin, il [le Vieux Pauvre] tend la monnaie. Vite, la Scouine la saisit et donne son trente-sous en échange. […] la Scouine gavée de victuailles […] s’exclame triomphalement : Je l’ai toujoursben passé mon trente-sous en plomb! ». On retrouve aussi de la méchanceté chez les jeunes garçons qui prennent plaisir à se venger en humiliant la Scouine : « Alors, aux hurlements enthousiastes du groupe, tous les garçons se tournant vers la Scouine, l’arrosèrent copieusement ».

• La cruauté peut aussi être perçue dans l’inhumaine indifférence des habitants du terroir. Les hommesoublient la valeur de la vie animale en leur faisant subir des souffrances atroces : « […] de lourdes barges chargées de bois que traînaient péniblement, avec un bruit de sabots de macadam, des chevaux s’arc-boutant, au dos forme de dôme, de vastes plaies aux épaules, et que fouettaient à tour de bras […], des gars à sinistre figure. » (p.64)

ANTITHÈSE : Cependant, la cruauté n’est pas le seulmessage divulgué dans ce roman.

o L’amour est un autre aspect perceptible chez les cultivateurs canadiens-français.

• La Scouine, fille d’agriculteur, se lie d’un amour maternel avec un veau de la ferme. « Chaque printemps, la Scouine en adoptait un [veau] particulièrement, et l’entourait de mille soins. Peu à peu, elle venait à l’aimer autant qu’un de ses frères, mieux même,finissait par éprouver pour lui une sollicitude presque maternelle. » (p.98) Cela évoque la capacité des gens du terroir à ressentir de beaux sentiments.

• La famille est un lieu propice à l’amour, par exemple, celle d’une mère et d’un père envers leurs enfants : « Caroline et Paulima étaient maintenant d’âge à aller à l’école et Maço leur fit à chacune une robe d’indienne rose dont ellesfurent très fières. », « Le fermier Deschamps acharné à la tâche, et voulant acquérir de beaux deniers pour ses enfants, n’épargnait ni peine ni misère. » (p.14)

o Le sublime est aussi un élément évoqué par l’auteur dans son roman.

• La rareté rend certaines choses sublimes : « Eugénie Lecomte ne goûtait à une pomme que deux fois par année […]. Elle tenait sa pomme et elleéprouvait à la regardée une sensation exquise, inexprimable. » (p.18-19)

• À l’école, les lieux sont divins : « Après la prière, le soir, la maîtresse fit passer les élèves dans sa chambre […]. On aurait cru qu’un vol de séraphins venant des jardins célestes avait passé par là. Des cierges allumés, à la flamme blanche et douce, créaient une atmosphère religieuse, impressionnaient ces jeunesâmes. » (p.15-16)

SYNTHÈSE : Finalement, en considérant l’ensemble du roman la Scouine, l’amour et le sublime ne prédominent que très peu, ce qui rend la cruauté le message principal et unique que veut montrer l’auteur.

o Renforcement de la thèse :

• La brutalité est aussi évoquée sous une plus grande échelle. Non seulement, les habitants sont brutaux envers leurs propres...
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