Plan d'ajustement structurel au maroc

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  • Publié le : 12 avril 2010
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Exposé sous le thème :

P.A.S
Le programme d’ajustement structurel

Cultures Générales
Volet économique

Année universitaire : 2008/2009

Plan de l’exposé:

I- Introduction
II- PARTIE 1 : LA SITUATION ECONOMIQUE AU MAROC EN 1983 ET LE CONTEXTE DU P.A.S.

1- Sur le plan interne :
2- Au niveau de la conjonctureinternationale :

III- PARTIE 2 : LES FONDEMENTS DE L’AJUSTEMENT:

1-Ajustement économique :
2-L'ajustement social :

IV- PARTIE 3 : LES RESULTATS DU P.A.S. :

1. Action sur la demande globale :
2. Action sur l’offre globale :

V- Conclusion :

VI- Bibliographie

[pic]

Le Maroc se présente aujourd’hui comme un pays ayant bienmaîtrisé le processus d’ajustement structurel auquel il s’était soumis depuis le début des années 80, en négociant essentiellement avec le FMI et la Banque Mondiale. Par glissement, on le considère comme un bon élève de la Banque ; en réalité, il fut un bon partenaire, apte à soutenir des dossiers argumentés face parfois à des positions simplistes sinon dogmatiques. Son avantage lui vient d’une hauteadministration de qualité et de responsables gouvernementaux capables d’autonomie et d’initiatives dans le cadre des orientations fixées par le Souverain.
L’économie marocaine, depuis toujours, se fonde sur le marché, y compris avec l’extérieur (porte ouverte).
Ceci n’excluait pas un interventionnisme fort, lié à une conception volontariste du développement
impliquant des investissements publicslourds en matière d’infrastructures.

PARTIE 1 : LA SITUATION ECONOMIQUE AU MAROC EN 1983 ET LE CONTEXTE DU P.A.S.

Au début de la décennie quatre vingt, le Maroc s'est trouvé confronté à une situation économique difficile et à des pressions financières aiguës. Durant la période 1981-1983, le taux de croissance du PIB en termes réels n'a pas dépassé 2%, et le taux d'inflation s'estsitué aux alentours de 10%.
Sur le plan budgétaire, l'épargne publique était négative pour l'équivalent d'environ 2% du PIB, et le déficit du trésor a atteint 12% du PIB.
Au niveau des comptes extérieurs, le compte courant de la balance des paiements a accusé un déficit de l'ordre de 12% du PIB avec une accumulation d'importants arriérés extérieurs.
De même le profil de la detteextérieure s'est sensiblement détérioré, si bien que l'encours a dépassé les 10% du PIB.
Cette situation est imputable à des facteurs à la fois endogènes et exogènes.

1- Sur le plan interne :

Le boom phosphatier, déclenché par le triplement du prix réel du phosphate de 1973 à 1974, a eu un impact considérable sur les finances publiques et les structures internes de prix et de production.L'économie marocaine a aussi été gravement secouée par un cycle de sécheresse qui a atteint une ampleur sans précèdent dès 1981.
Au surplus, le Maroc se devait de se doter des moyens nécessaires pour assurer son intégrité territoriale.
En fait, au Maroc, la mise en place du PAS est intervenu après une période de flottement et d’essai allant de 1978 à 1983. Ce temps semblait nécessaire pour aplanircertaines difficultés et faire bénéficier les reformes d’un soutien conséquent.
Dés 1978 l’Etat a engagé une action de stabilisation ayant pour objectif la diminution des dépenses publique d’investissement, le renforcement des recettes par l’augmentation des impôts , le blocage des salaires des fonctionnaires et la réduction de la croissance des crédits octroyés aux entreprises privées .
En 1980,il avait entamé la réalisation d’un programme de 3 ans, établit en accord avec le FMI, visant à ralentir la croissance des crédits et à réduire les subventions aux produits alimentaires.
Ni l’action de 1978, ni le programme de 1980 n’ont abouti, pour les causes multiples, à la conjoncture (mauvaises récoltes dues à la sécheresse, hausse des prix des matières premières) et à la réaction...
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