Plein ciel de victor hugo: (v247-v270)

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  • Publié le : 5 mai 2010
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« Plein ciel :(v247-V270) »
INTODUCTION :

La légende des Siècles (1859) est un très grand texte poétique qui rassemble en de petites épopées les grandes figures mythiques de l’histoire de l’humanité. D’une légende à une autre et d’un siècle à l’autre, Hugo cherche à dessiner l’épanouissement du genre humain pour montrer que l’on passe des temps obscurs au progrès de l’humanité et du savoir.L’extrait fait partie d’un long poème de 722 vers de La légende des siècles, appelée vingtième siècle. Si le poème s’intitule « Plein ciel » c’est qu’Hugo a été frappé durant l’hiver 1850 par le projet d’un ballon dirigeable par l’ingénieur Pétain et l’année suivante par un vol en ballon propulsé par un moteur à vapeur. Pourquoi pouvons-nous dire que le poète donne à cette invention l’ampleurd’une épopée du Progrès dans son poème en alexandrins ?
Le texte se décompose en trois mouvements :
-le premier mouvement : l’homme navire : v247 à 254
-le deuxième mouvement : la sainte révolte : v255 à 264
-le troisième mouvement : matière, mal, fatalité : v265 à 270

I-L’homme navire : v247 à 254
Les vers de 247 à 254 qui débutent cet extrait de « plein ciel », isolés entre deux blancs,répondent point par point à la définition du navire:
Ce n'est pas un morceau d'une cime ; ce n'est
Ni l'outre où tout le vent de la Fable tenait ;
Ni le jeu de l'éclair ; ce n'est pas un fantôme
Venu des profondeurs aurorales du dôme ;
Ni le rayonnement d'un ange qui s'en va,
Hors de quelque tombeau béant, vers Jéhovah.Ni rien de ce qu'en songe ou dans la fièvre on nomme.
Qu'est-ce que ce navire impossible ? C'est l'homme.

On remarque que le début d’« Eviradnus » nomme son héros sur le même rythme et selon le même schéma, en sept vers également isolés par deux blancs :
Ce n’est pas une bête en son gîte éveillée,
Ce n’est pas un fantôme éclos sous lafeuillée,
Ce n’est pas un morceau de l’ombre du rocher
Qu’on voit là-bas au fond des clairières marcher ;
C’est un vivant qui n’est ni stryge ni lémure ;
Celui qui marche là, couvert d’une âpre armure,
C’est le grand chevalier d’Alsace, Eviradnus .

Il y a le retour de motifs : « morceau d’une cime », «morceau du rocher », « fantômes ».La genèse des deux poèmes est proche (« Eviradnus » achevé fin janvier 1859, « Pleine Mer » « Plein Ciel » début avril). Aussi, on remarque l’invention d’une unité de style pour le recueil : le choix et la culture d’une structure simple, qui ait un air oral, qui porte la « Légende » avec une naïveté travaillée : un rythme question-réponse, dont les exemples sontnombreux dans « La Légende des Siècles ». Dans les deux poèmes, la séquence interrogative et la séquence négative, amenant une affirmation finale brève et attendue, ont pour rôle de ramener à une humanité. Dans notre texte, on arrive à une généralité « l’homme ». Hugo dans ce texte impose une réalité prophétique. Il d’agit de mettre l’homme en marche, homme nouveau sur sa sphère nouvelle. Laformule : « C’est l’homme » est un commencement dans « Plein Ciel ».

II-« La Révolte Sainte » : v255 à 264
La Révolte Sainte est un des thèmes fondamentaux de « Plein Ciel », caractéristique d’une certaine forme de prométhéisme chez Hugo :

C’est la grande révolte obéissante à Dieu !
C’est de la pesanteur délivrée, et volant,
C’est la forcealliée à l’homme étincelant, Etc. …

L’effort de l’homme pour dompter les éléments comme une révolte contre la nature puisque l’empire de l’homme ne s’établit que par la force. Mais cette conquête qui est rébellion au regard des forces du monde physique, est obéissance au regard de Dieu qui a destiné l’homme à une croissante domination sur l’univers matériel.
Hugo, révolutionnaire,...
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