Pme maghreb

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« Les PME maghrébines : un facteur d’intégration régionale »
Abdeslam BENDIABDELLAH
a_bendiabdellah@yahoo.fr

Université de Tlemcen
COMMUNICATION INTRODUCTIVE

On vient d’assister, il y a quelques jours à peine (mi-mai 2009), à la 1er rencontre des hommes d’affaires maghrébins à Alger initiée par l’Union maghrébine des employeurs (l’UME1). Cette rencontre, organisée autour du mot d’ordrede « l’intégration économique maghrébine », a permis aux participants de plaider, encore une fois, pour l’abandon des stratégies unilatérales stériles, voire dangereuses pour tous, au profit de la mise en place d’un véritable partenariat maghrébo-maghrébin qui accroitrait la compétitivité des entreprises de la région, et leur permettrait de faire face à celles des divers pôles économiques qui seforment à travers le monde. En effet, l’unification économique du Maghreb est devenue désormais INCONTOURNABLE et l’intensification des échanges commerciaux entre les pays de la région, IMPERIEUSE, car l’une et l’autre, constituent des éléments d’appui indéniables pour une insertion réussie des pays maghrébins dans l’économie mondiale. Toutefois, les conditions de mise en place de cette intégrationéconomique ne pourraient rendre celle-ci effective, que si elles venaient à reposer sur une stratégie de coopération qui valoriserait les immenses potentialités du Maghreb. Ces potentialités, qui se traduisent aujourd’hui par un marché qui atteindrait les 100 millions de consommateurs en 2015, par des réserves de pétrole et de gaz estimées respectivement à 3% et 4% des réserves mondiales, par desréserves en phosphates qui atteignent 50% des réserves mondiales, etc., indiquent l’existence d’un important effet de synergie qui découlerait d’une telle intégration. Mais, plus encore, et pour reprendre les termes du Ministre algérien de l’industrie, « le problème ce n’est pas de produire ni d’avoir un marché ; il réside plutôt dans la compétitivité des entreprises» 2. En clair, le véritable but àatteindre, par une telle intégration, c’est de faire que les entreprises maghrébines soient en mesure d’être compétitives vis-à-vis des entreprises européennes, partenaires essentiels des pays de la région. Pour cela, mener à bonne fin l’intégration économique maghrébine permettrait de créer les conditions d’une compétitivité plus grande pour l’ensemble des entreprises de la région, notamment dufait des effets qu’elle pourrait susciter en termes de création d’économies d’échelles, nécessaires pour pallier la faible taille des marchés de chaque pays maghrébin. Toutefois, s’il est clair que l’intégration maghrébine passe notamment par
Cette Union créée le 17 février 2007, se compose de 5 organisations patronales maghrébines, en l’occurrence, L’UTICA (Union tunisienne de l’industrie ducommerce et de l’artisanat), la CAP (Confédération algérienne du patronat), la CGEM (Confédération générale des entreprises du Maroc), la CNPM (Confédération nationale du patronat mauritanien), et le CPL (Conseil du patronat libyen). 2 Dans le cadre du Forum de mai 2009, précité. ( voir LE QUOTIDIEN D’ORAN du 11-5-2009)
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l’émergence d’entreprises performantes sur un marché maghrébin unifié, ilimporte : - D’ABORD, de rappeler, en vue de réunir les conditions de leur dépassement, les contraintes et faiblesses qui rendent illusoires, aujourd’hui, cette intégration maghrébine, et qui se traduisent notamment, par la grande faiblesse des échanges intra-maghrébins ; - ENSUITE, de mettre en évidence quelques actions indispensables au succès du projet d’intégration, et en particulier lapromotion des PME maghrébines, fer de lance de ce projet. 1/Examinons d’abord la faiblesse chronique des échanges intra-maghrébins et le coût économique qui découle de la non-intégration maghrébine S’agissant de l’évolution des échanges au sein du Maghreb, il semblerait que ceux-ci aient connu une certaine progression depuis la dernière décennie, passant de 803 millions de dollars en 1990, à 2,2...
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