Policy-mix

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  • Publié le : 14 mars 2010
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Politiques macroéconomiques Licence I – AES 2008-2009 Université Montesquieu-Bordeaux IV Policy-mix Existe-t-il un véritable policy-mix dans la zone euro ? Élément de correction Amorce : la relance simultanée (monétaire et budgétaire) est plus bénéfique aux États-Unis qu’à la zone euro, notamment en termes de croissance, d’emploi et de la capacité de réaction aux cycles. L’assouplissement despolitiques monétaire et budgétaire aux États-Unis s’associe à la croissance soutenue dans cette zone. Définition : le policy-mix est défini comme l’orientation conjointe des politiques monétaire et budgétaire, à un moment donné du cycle économique. Le policy-mix est par exemple « contracyclique » lorsqu’en phase haute et ascendante du cycle, son orientation est plutôt restrictive pour éviter unesurchauffe, ou lorsqu’en phase basse et descendante, elle est accommodante afin d’éviter l’effet récessif du retournement. Problématique : quelle est efficacité de la coordination des politiques dans la zone euro en comparaison avec les États-Unis ? Quels sont les facteurs explicatifs ce cette disparité ?
I. Coordination des politiques économiques en fonction du cycle et au soutien de la croissanceA. Objectifs et contraintes de la mise en œuvre du policy-mix Il s’agit d’une combinaison ou d’une articulation des politiques économiques, en l’occurrence principalement de la politique monétaire (Banque centrale) et de la politique budgétaire (gouvernement). Le principal objectif des politiques coordonnées (politique expansionniste, budgétaire et monétaire) est la croissance et l’emploi. Lerisque d’inflation et le déséquilibre extérieur sont considérés comme les risques dominants d’une telle démarche. L’idée de policy mix est d’inspiration keynésienne de relance. Dans le modèle ISLM, la relance budgétaire suivie d’une relance monétaire entraîne un double déplacement du IS et LM (à voir également la relance croisée): le déplacement de l’IS mené par une dépense publique provoque unaccroissement de la demande (consommation privée et investissement) par le mécanisme de multiplicateur keynésien, l’emploi et la croissance sont soutenus par la demande des biens et de services. Toutefois, le taux d’intérêt tend à augmenter du fait d’une hausse de la demande d’encaisse. Les risques sont présents: d’une part, l’effet d’éviction par une hausse du taux d’intérêt et une balance commercialedéficitaire (demande intérieure élevée) se traduit par une baisse de l’investissement, de l’emploi et du revenu ; et d’autre part la tension inflationniste si l’économie est déjà en plein emploi (argument néoclassique). Le policy mix se traduit par une mise en place de l’émission monétaire et une baisse du taux d’intérêt par la Banque centrale, ce qui entraîne un déplacement de la courbe LM. Dans cecas, on observera une réduction du coût de crédit qui provoquera une incitation à l’investissement, l’emploi et la croissance. Au final, les politiques expansionnistes conjointement budgétaires et monétaires parviennent à une croissance supérieure, l’effet d’éviction par la hausse du taux d’intérêt est éliminé. L’efficacité est totale. Dans le cas d’une coordination des politiques économiquesrestrictives, l’objectif est généralement de parvenir à la stabilité des prix (optique monératiste).

Quelques mots sur la mise en place des politiques coordonnées. En fait, la coordination des politiques exige une organisation institutionnelle efficace entre le gouvernement (politique budgétaire) et la Banque centrale (politique monétaire). Le principe d’indépendance est souvent remis en causelorsque la décision de la Banque centrale est fonction du gouvernement. Les décisions des autorités politiques doivent avoir les mêmes objectifs au même moment afin d’atteindre l’objectif de croissance (expansionniste) ou de stabilité des prix (restrictive). La relance croisée correspond à la politique monétaire expansionniste et à la politique budgétaire restrictive afin de réduire les déficits...
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