Policy-mix

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  • Publié le : 27 mars 2011
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En macroéconomie, l'anglicisme policy-mix (ou policy mix) ou le dosage macroéconomique[1] en français, désigne l’« art » de combiner de manière optimale, en fonction de la position dans le cycle économique, les principaux moyens d’action de la politique économique : la politique budgétaire et la politique monétaire.

La modélisation économique de cette relation a été développée par le modèleIS-LM. Elle est étudiée par la synthèse néoclassique, et fait intervenir des mécanismes keynésiens.

Deux règles majeures à portée normative éclairent le policy-mix :

* Celle de Jan Tinbergen dite Règle de Tinbergen : il doit y avoir autant d'instruments de la politique économique qu'il y a d'objectifs (par exemple les objectifs du carré magique) ;
* Celle de Robert Mundell dite Règlede Mundell : l'affectation d'un instrument à son objectif est fonction de son efficacité relative (principe d'efficacité comparative). Cela correspond à son « triangle des incompatibilités ».

Sommaire
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* 1 Les objectifs de la politique économique
* 2 Les interactions entre politique monétaire et politique budgétaire
* 3 Cas particulier de la zone euro
* 4 Lapermanence du policy-mix aux États-Unis
* 5 Bibliographie
* 6 Notes et références
* 7 Voir aussi

Les objectifs de la politique économique[modifier]

La politique économique s'efforce de poursuivre quatre objectifs principaux :

1. niveau de croissance économique durablement élevé ;
2. plein emploi ;
3. stabilité des prix ;
4. et dans certaines théories, équilibrede la balance des paiements.

Ces objectifs s’avèrent contradictoires (Carré magique de Kaldor). La recherche de la pleine utilisation de tous les facteurs capital et travail rentrent en conflit avec les objectifs de stabilité des prix et d'équilibre extérieur. Aussi les priorités peuvent être très différentes suivant les États et suivant les moments en fonction de l'objectif de bien communassigné.

Par exemple, le dollar servant de monnaie de référence, les États-Unis ont moins de contrainte à maîtriser leur balance des paiements (« Our currency, your problem.»).
Les interactions entre politique monétaire et politique budgétaire[modifier]

Les interactions entre les deux politiques sont :

* fortes ;
* et souvent contradictoires.

La politique budgétaire est avant tout:

* une politique de la dépense ;
* effectuée dans un cadre institutionnel (le budget annuel) qui privilégie le court terme.

À l'inverse, la politique monétaire est avant tout une politique de moyen ou long terme (mais n'est pas une politique structurelle), dont les moyens d'action ne se conçoivent que sur la durée (en Europe continentale, une hausse des taux d'intérêt du marchémonétaire, par exemple, mettra plus d'un an pour que ses effets économiques soient observables [2]) et dont les objectifs seront naturellement le maintien de grands équilibres sur longue période.

L’indépendance des banques centrales vis-à-vis du pouvoir politique a permis de prendre davantage en compte les impacts sur moyen et long termes, et permettent de se rapprocher du niveau de croissancemaximal. Cela a accru les risques de discordances, voire de cacophonie, avec les hommes politiques aux logiques et aux horizons temporels si différents.

La différenciation des mandats doit permettre une plus grande efficacité des politiques budgétaire et monétaire prises séparément. Une politique budgétaire laxiste entraînera une hausse des prix et obligera la banque centrale à mener unepolitique monétaire plus restrictive.
Cas particulier de la zone euro[modifier]

En zone euro, la situation est encore plus délicate puisque :

* la Banque centrale européenne (BCE) exerce une politique monétaire commune aux dix-sept États de la zone, alors que les situations conjoncturelles peuvent être différentes entre ces pays ;
* les politiques budgétaires restent décentralisées, du...
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