Politique anti crise

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  • Publié le : 2 janvier 2011
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Kholles : Les politiques anti-crise : Angleterre, France et Etats-Unis.
Le monde va être touché par une importante crise économique en 1929 qui va vite devenir une crise sociale et politique. Les Etats vont alors être obliger de mettre des politiques anti-crise en place, qui seront plus ou moins efficaceset qui au départ se ressembleront. Cependant certains pays vont mieux s’en sortir qued’autres face à la crise.
Pourquoi les pays ne sorte t-ils pas de la même façon de la crise alors qu’au départ ils ont mis en place des mesure similaires?
I) Des réponses classiques impopulaires en déchéance.
1°) Mise en place des politique de déflation et protectionnisme.
Dans un premier temps, au début de la crise, les gouvernements mettent en place des politiques déflationnistes fondées sur larecherche de l'équilibre budgétaire, par la diminution des aides gouvernementales, l'abaissement des traitements des fonctionnaires et des allocations versés aux chômeurs. Elles reposaient aussi sur la défense de la monnaie, la diminution des emprunts publics sensée favoriser l'accès des entreprises au marché financier et à l'investissement productif.
. Aux Etats-Unis : Hoover, élu en 28 sur la vaguede la prospérité, apprécie mal la crise : la pensant passagère, il se contente de l’accompagner avec le renforcement du protectionnisme (tarif Hawley-Smoot en juin 1930), baisse des taux directeurs de la banque centrale (passe de 7,5% en sept 29 à 1,5% en juil 31), il incite à ne pas licencier. Mais devant l’aggravation, le gouvernement prend une série d’initiatives impliquant l’état au-delàd’une stricte orthodoxie libérale :
* Emergency committee for employment et Federal Farm Board pour soutenir chômeur et farmers en 1930.
* Reconstruction Finance Corporation : programme d’aide éco pourvu d’un fond de 2 milliards de dollars.
* Mise en chantier de grand travaux d’aménagement.
. Au Royaume-Uni : En dépit du maintien du pouvoir d’achat des chômeurs grâce à la dole (indemnitéchômage) et d’une diminution relativement faible des salaires, la baisse de la consommation entraine une contraction de l’activité et la montée du chômage. Le travailliste Ramsay Mac Donald (gouverne avec libéraux puis conservateur) ne peut empêcher le vote de mesure déflationniste : réduction de 5 à 20% du salaire des agents de l’Etat, baisse de 10% des allocations chômage dont la durée est de pluslimitée à six mois (mean test de 1931).
. En France : La crise américaine est moins brutale et atténué grâce à la dévaluation du franc de 1928 (stabilité de la devise nationale ne dépend plus des capitaux américains), faiblesse des taux (2,5%) favorise l’investissement. Enfin la politique d’André Tardieu, de soutien de l’activité par des programmes d’équipement, d’assurance sociale et d’uneretraite au ancien combattant, au prix d’un déficit budgétaire limité, a un effet très bénéfique. Mais à partir de 1931, les gouvernements qui suivent multiplie les mesures déflationnistes, classique (baisse de 10% du traitement des fonctionnaires et des retraites en 1934) ou plus inhabituelles et plus inquiétantes telle l’interdiction de l’augmentation des surfaces cultivées et de l’usage de semencesà haut rendement pour baisser la production agricoles (sacrifie la modernisation de l’agriculture dans le but de satisfaire l’important électorat paysans).
3°) L’impopularité comme effet sur la société et des conséquences négatives sur les pays.
Les politiques anti-crises qui reposent sur la déflation n’ont pas l’effet attendu.
. Aux Etats-Unis : A partir de 1931 le budget fédéral est mis endéficit par la forte augmentation des dépenses alors que la diminution des recettes était prévisible (4,2 milliard de dépense pour 2 milliard de recette). Lorsque le mandat présidentiel s’achève en 1932, aucun signe ne permet de croire que la reprise « est au coin de la rue ». De plus, Hoover, du fait de sa quietude face à la crise et de sa non-intervention, ne laissera qu’une image de...
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