Politique budgetaire

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  • Publié le : 14 juin 2011
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L’ECONOMIE MAROCAINE :
PERFORMANCES MACRO-ECONOMIQUE ET
POLITIQUES DE MODERNISATION SECTORIELLE
Introduction :
L’économie nationale a été marquée, au cours de ces dernières années, par la poursuite et l’approfondissement des réformes ce qui a permis, en dépit des mutations rapides de l’environnement international et du contexte de crise financière et économique , de consolider les acquis sanspour autant compromettre la stabilité des équilibres fondamentaux et de renforcer la résilience de l’économie marocaine qui lui a permis de limiter les impacts négatifs de la crise financière et économique que le monde connaît depuis 2008.
Cette période s’est particularisée par un excédent enregistré au niveau du compte courant de la balance des paiements pour six années successives et par lamaîtrise de l'inflation et du déficit budgétaire témoignant ainsi non seulement du renforcement de la vigueur de l'économie mais également de sa capacité d'adaptation aux mutations mondiales, ainsi que par la réduction du poids de la dette publique.
I - Evolution structurelle de l’économie marocaine
1. Nouveau palier de croissance
La croissance économique s’est inscrite dans une tendance haussièredurant la période 2004- 2008 se situant en moyenne à 4,8 % par an après 3,8% entre 1999 et 2003. Cette amélioration qui a concerné la plupart des secteurs d’activité (en l’occurrence les mines, le tourisme, les services rendus aux entreprises et aux particuliers, les activités liées à l’intermédiation financière, les télécommunications et les BTP) est due à la consolidation de la demandeintérieure et à l’accroissement de la contribution de la productivité globale à la croissance. La réalisation de ce nouveau palier de croissance s’est accompagnée par un amorcement d’un processus de transformation structurelle tendant vers une tertiarisation du tissu productif national. Ainsi, la part des activités tertiaires dans la valeur ajoutée réelle totale s’est renforcée en passant de 52,1% à 56,4%entre 1998 et 2008 alors que les activités secondaires ont connu une quasi- stagnation de leur poids dans la valeur ajoutée réelle totale à 27,5% en 2008 après 27,7% en 1998. Quant à la valeur ajoutée du secteur primaire (agriculture et pêche), elle a accusé un repli en passant de 20,2% du PIB en 1998 à 16,1% en 2008. Ces résultats témoignent de la diversification des sources de croissance et dela modernisation du tissu productif national. La consolidation de la nouvelle dynamique dont font preuve les activités non agricoles est le fruit des différentes réformes structurelles et sectorielles mises en oeuvre. Il s’agit notamment des contrats- programmes conclus avec les opérateurs privés, du soutien financier à l’investissement et à la promotion des activités tertiaires, de lasimplification des formalités administratives, de l’amélioration du climat des affaires, de la libéralisation des secteurs aussi importants que les télécommunications, l’énergie électrique, les transports, etc.…
2. Situation des finances publiques maîtrisée
Sur le plan des finances publiques, les performances économiques réalisées au cours de ces dernières années ont conforté la poursuite de laconsolidation budgétaire et ont permis de contenir le déficit budgétaire autour de 2,8% du PIB en moyenne entre 2004 et 2006. Ce déficit s’est transformé en un léger excédent de 0,7% en 2007 et de 0,4% du PIB en 2008(2,2% en 2009) et ce, en dépit des contraintes qui ont pesé sur les finances publiques et notamment la hausse des charges de compensation. Par ailleurs, le stock de la dette publique enpourcentage du PIB est passé de 63,8 en 2002 à 47,1 en 2009.
3. Dynamisme du marché du travail
Sur le plan du marché du travail, l’emploi a évolué favorablement durant la période 2004-2008 suite aux efforts en matière de promotion de l’emploi, aux série de programmes « IDMAJ », «TAEHIL » et « MOUKAWALATI » et au dynamisme de l’activité économique et notamment dans les secteurs porteurs tels le BTP et...
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