Politique de relance et endettement des etats

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  • Publié le : 27 mai 2010
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Les politiques de relance économique passent-elles forcément par l’endettement des états ?

On parle aujourd'hui beaucoup de relance, en disant qu'une telle politique est nécessaire pour sortir de la crise économique. Historiquement, les politiques de relance ont souvent consisté en des dépenses publiques supplémentaires et des réductions de certains impôts engendrant une dégradation du soldepublic.
Nous sommes donc amenés à nous interroger sur le fait d’une corrélation forcée entre politique de relance économique et endettement de l’état.
Nous verrons donc de quels outils disposent les états pour relancer l’économie et leurs effets respectifs sur les soldes publics.
Tout d’abord nous devons distinguer les politiques conjoncturelles (CT) des politiques structurelles(LT).
Dans unraisonnement conjoncturelle, l’état dispose de trois outils pour relancer l’économie : outils budgétaire, réglementaire, monétaire

Outils budgétaire :
Dans le cas d'une relance budgétaire, il s'agit d'augmenter la demande interne en augmentant les dépenses de l'État (constructions, investissements,…) ou en augmentant les revenus disponibles des agents (baisse des impôts ou hausse desprestations sociales).
Outils réglementaire :
Dans ce cas, l'État utilise son pouvoir réglementaire pour augmenter les revenus d'un groupe ciblé de la population. Il s'agit en général des bas salaires, la loi psychologique fondamentale de Keynes assurant qu'une augmentation des revenus de ce groupe se traduira presque intégralement par une hausse équivalente de la demande (ce type de ménages ayant unepropension à épargner plus faible que les autres groupes, et donc une propension à consommer plus forte).
En pratique, ces augmentations prennent souvent la forme d'augmentation de différents minima sociaux ou du salaire minimum.

Outils monétaire :
Dans le cas d'une politique monétaire de relance, la banque centrale augmente l'offre de monnaie (par exemple par une baisse de son taux directeur).Une telle baisse encourage la demande de crédits par les ménages et les entreprises, et donc augmente l'activité économique d'ensemble.
En diminuant le taux de rendement de la monnaie, une politique monétaire expansive fera baisser le cours de la monnaie face aux monnaies étrangères, ce qui augmentera le solde de la balance commerciale à moyen terme (hausse des exportations et baisse desimportations).

Parallèlement, peuvent être menées des politiques structurelles.
Ces politiques consistent à libérer l'économie des contraintes qui pèsent sur elle, pour lui permettre de retrouver la croissance.

Ce sont les politiques de privatisations. C'est la mise en concurrence dans certains secteurs monopolistiques, comme les télécommunications, le transport aérien, l'énergie. C'est lasuppression de l'indexation des salaires sur les prix. La fin du contrôle des prix. C'est la fin du contrôle des changes. Les banques ont plus de liberté pour octroyer des crédits (Auparavant, il y avait les crédits encadrés, c'est à dire que les banques ne pouvaient pas dépasser un certains montants de crédits, il y avait des secteurs pour lesquels le crédit n'étaient pas encadré, comme lescrédits à l'export, il y avait les crédits bonifiés pour d'autres secteurs, pour lesquels le crédit était facilité pour les entreprises, car les taux étaient bonifiés par l'Etat: les entreprises payaient un taux d'intérêt plus faible.).
On passe d'une économie que l'Etat essayait de diriger, par le contrôle du crédit, des prix, par des monopoles, des entreprises nationalisées, à une économie quel'Etat contrôle en l'encadrant par des règles. Les entreprises sont libres, dans le cadre des règles.

C'est ainsi qu'ont été créés des organismes pour contrôler l'économie, ou que le rôle de ces organismes a été renforcé. L'AMF, l'Autorité des Marchés Financiers est née de la fusion de deux organismes de contrôle de la bourse et de la finance, pour renforcer le contrôle de ces secteurs...
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