Politique suede vs allemagne

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  • Publié le : 7 mai 2011
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Introduction
Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, on assiste à une bataille d’idéaux politiques et sociaux. Il faut comprendre que les deux grands gagnants de la guerre de 39-45 ont été les États-Unis d’Amérique et la défunte URSS. Les deux gagnants, si puissants étaient-ils à l’époque, divergeaient énormément au niveau de leurs idéologies. D’un côté les États-Unis d’Amérique, désirantétendre le capitalisme au monde entier. Cet idéal économique et social, axé sur l’individualisme et les capitaux commerciaux, devint la façon de fonctionner de plusieurs pays, industrialisés ou non. La recette proposée par les Américains était alléchante : liberté et prospérité. Qui refuserait une telle proposition? La puissance américaine à ce moment était indéniable et elle s’est servie de cettepuissance pour faire payer les pays européens dévastés par la guerre qui avait sévi sur leurs territoires. Ils devaient inévitablement reconstruire l’Europe et avaient besoin des capitaux américains. Les États-Unis profitèrent de cette occasion pour imposer un idéal capitaliste à l’Europe occidentale. De l’autre côté, plus à l’est, se trouvait une Union socialiste renfermée sur elle-même depuisdes années, dirigée de main de fer par des chefs d’État sans pitié certes, mais basée sur une idéologie tout à fait différente. Les intérêts visaient à être redistribués à un peuple qui vivait bien souvent avec des ressources très rudimentaires. La prospérité était impensable, mais la misère était moindre qu’en Amérique. C’était le début de la Guerre Groide, rivalité silencieuse entre deuxsuperpuissances aux idéaux opposés. À droite, les États-Unis d’Amérique et à gauche, l’URSS. Évidemment, les politiques des autres pays furent influencées par ce conflit. La Suède fut dirigée depuis le début du siècle par des idéaux de gauche, qui se basaient sur des valeurs égalitaires. C’est ainsi que se bâtit pour la majorité, l’identité suédoise. Depuis 2006, on assiste à un renversement des politiquesintérieures suédoises, qui ont vu une coalition de droite, menée par le Parti du rassemblement modéré, prendre la majorité du Parlement. Assiste-t-on maintenant au début de la fin de l’identité suédoise, jadis un modèle d’égalité et d’avantages sociaux à travers le monde? J’analyserai le tout en dressant d’abord le portrait de la politique suédoise, pour ensuite comparer la situation suédoiseavec la situation britannique, où on assiste actuellement à un phénomène semblable au niveau des idéologies au pouvoir.

PREMIÈRE PARTIE :
Tout d’abord, pour bien comprendre la politique suédoise, il faut bien comprendre sa structure. Il s’agit d’une monarchie constitutionnelle, c’est-à-dire qu’elle reconnaît un monarque élu ou héréditaire comme chef de l’État. Ce monarque possède des pouvoirsexécutifs, il approuve donc les lois décidées par le parlement, appelé Riksdag. Il est aussi chargé de gérer la politique courante de l’État. Le rôle du monarque est négligeable, parce qu’il ne possède pas tous les pouvoirs exécutifs, et ne possède pas les pouvoirs législatifs ou encore judiciaires. Il est donc un acteur de la politique suédoise, sans en être la seule entité autoritaire. « Le roin’administre pas, ne gouverne pas, il règne. »
Le monarque nomme un ministre d’État, qui sera le chef du gouvernement. Évidemment, ce ministre d’État devra être approuvé par le Parlement suédois. Par exemple, si l’autorité majoritaire au niveau du Parlement est une autorité qui est plus axée sur des idéaux de gauche, le ministre d’État devra être représentatif de ce qui se passe au Parlement. Trèssouvent, le parti majoritaire au Parlement verra son chef devenir ministre d’État, ça va de soi. Le ministre d’État disposera d’un mandat de 4 ans, après quoi se déclencheront d’autres élections. Ces élections peuvent aussi être déclarées en cours de mandat, s’il y a une demande de changement justifiée venant du Parlement lui-même.
Le Riksdag est l’unique chambre au Parlement, il s’agit donc...
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