Politique symbolique et action territoriale : la réinsertion des détenus en gironde

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  • Publié le : 1 février 2010
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Résumé :

La question de la réinsertion des détenus est affichée comme étant au cœur de la politique pénitentiaire, spécialement depuis 1945. Mais il s’avère que la mission de service public pénitentiaire s’inscrit dans des cadres très particuliers. Ainsi, l’administration pénitentiaire fonctionne sur une logique très verticale et descendante, notamment de par le caractère éminemment régaliende la politique pénale dans son ensemble. En même temps, la mise en œuvre locale de la politique de réinsertion se fait sur un schéma plus horizontal, impliquant la participation de différents partenaires extérieurs, réunis autour de la structure pilote que constitue le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation. Mais cela n’est pas sans contradictions : le manque de moyens accordés auxacteurs de la réinsertion, couplé à une logique sécuritaire primant sur la logique de réadaptation des condamnés, nous amène à considérer la politique pénitentiaire dans toute son incohérence. Ainsi, à partir de l’exemple des dispositifs de préparation de sortie mis en place avec la maison d’arrêt de Gradignan, il s’agit ici d’étudier l’aspect et la traduction du caractère symbolique de lapolitique pénitentiaire en matière de réinsertion.

Mots clés : administration pénitentiaire – prison - service pénitentiaire d’insertion et de probation - réinsertion – partenariat - politique symbolique.

Sommaire

Remerciements 2

Résumé – mots clés 3

Introduction 6

1. Présentation de l’objet 6
1.1. Perspective générale 6
1.2. Problématique 15
2. Méthodologie 19
2.1.Choix du terrain 19
2.2. Technique d’enquête 21
2.2.1. L’outil principal : l’entretien 22
2.2.2. Posture de recherche 23
2.3. Limites et difficultés 24
2.3.1. Les conditions d’entretien 24
2.3.2. Le biais subjectif 25
2.3.3. Le biais normatif 27
2.4. La question de la généralisation 29
3. Hypothèses 31
3.1. Sur la verticalité de lapolitique pénitentiaire 31
3.2. Sur la mise en œuvre horizontale 31
3.3. Sur le rôle des SPIP 32

1ère Partie Etat régalien et territorialité du pénitentiaire 33

1. La primauté de l’Etat central 33
1.1. La décision du sommet 33
1.1.1. Des Règles Pénitentiaires Européennes lointaines 33
1.1.2. L’absence de mobilisations influentes 38
1.2. A chaque gouvernement saréforme pénitentiaire 40
2. Une action déconcentrée 43
2.1. Quid de la décentralisation 43
2.2. La position charnière du SPIP 49

2ème Partie Action locale et bricolage partenarial 51

1. Le recentrage de la mission des SPIP 51
1.1. Les évolutions du métier 51
1.2. La circulaire de mars 2008 : la prévention de la récidive en avant 54
1.3. Les marges de manœuvre60
2. Un réseau de partenaires fragile et incertain 62
2.1. L’exigence partenariale 62
2.2. Proximité et confusion des compétences 68

3ème Partie Politique symbolique et paradoxe pénitentiaire 74

1. Le sens de la peine en contradiction 74
1.1. La contradiction des moyens 74
1.2. La non réforme par les instruments 79
2. Un dynamisme qui alimente l’inertie 832.1. Une politique incrémentale 83
2.2. Dire, c’est faire 87

Conclusion 91

Bibliographie 93

Table des annexes 96

Introduction

1 Présentation de l’objet

1 Perspective générale

La prison est encore méconnue. La focalisation du regard sur les détenus et sur la violence que constitue, dans un pays démocratique, la privation de liberté avec tous ses corollaires détourne del’étude des interactions et des multiples rouages de l’univers carcéral. Loin de nier l’intérêt des recherches centrées sur les détenus, l’objet présent est le fruit d’une volonté de se situer dans un autre sillage, encore peu investigué, de la politique pénitentiaire : celui de la réinsertion. En effet, peu d’études se sont spécifiquement concentrées sur les surveillants, encore moins sur les...
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