Politique

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UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL
FACULTÉ DE SCIENCE POLITIQUE ET DE DROIT
DÉPARTEMENT DE SCIENCE POLITIQUE

Le bluff nucléaire de Nixon :
Un pari risqué pour dénouer une crise sans issue

Présenté à l’Université du Québec à Montréal comme exigence du séminaire de maîtrise POL 8411

Au Professeur
Charles-Philippe David

Par
Frédéric Morier

27 décembre 2005
1)Introduction………….…………………………………………………………………………... 3
1.1. Problématique, hypothèse et variables sous-jacentes ………….………………………….. 5
1.2. Choix du cadre d’analyse…………………………………………………………………... 6
1.2.1. Thomas Preston & la personnalité du décideur ………………………….…….…. 7
a. Caractéristiques du modèle « Prestonien »……………………..…………………. 8
b. Un Président Directeur/Navigateur…………………………………..…………… 9
1.2.2.La représentation du monde du décideur selon Michael Genovese………………. 11
1.2.3. l’idéal type de Conseiller à la Sécurité Nationale……………………..………….. 13

2) Le contexte de la décision du 13 octobre 1969…………………………………………………. 14
1. Le contexte vietnamien…………………………………………………………………….. 14
1. L’objectif du désengagement : une paix dans l’honneur……………………….. 16
2. ladoctrine Nixon et la vietnamisation du conflit……………………………….. 18

2. Le contexte national………………………………………………………………………… 19
1. Une contestation nationale……………………………………………………….19

3. l’objectif de la décision…………………………………………………………………….. 21
1. Forcer les Vietnamiens à négocier……………………………………………… 21
2. La théorie du « Madman »……………………………………………………… 22

4.Des résultats mitigés ............................................................................................................. 24
2. Explication de la décision en fonction de l’hypothèse retenue………………………………... 25
1. La personnalité Directrice/Navigatrice comme genèse du NSC centralisé………………... 25
1. La toute-puissance de Kissinger………………………………………………… 27
2. Écarterles bureaucraties………………………………………………………… 28
2. Conséquence de la perception du décideur (représentation du monde) sur la décision……. 29

3. Conclusion……………………………………………………………………………………….. 30

4. Annexe 1…………………………………………………………………………………………... 32

5. Annexe 2…………………………………………………………………………………………... 33

6. Bibliographie…………………………………………………………………………………….. 34Rationality will not save us…
“I want to say…and this is very important. At the end, we lucked out. It was luck! That prevents a nuclear war. We came that close to nuclear war at the end. Rational individuals! Kennedy was rational. Khrushchev was rational. Castro was rational. Rational individuals came that close to the total destruction of their societies.” – RobertMcNamara, Fog of war

1. Introduction
Le 13 octobre 1969, cherchant à dénouer l’impasse dans le conflit vietnamien, le Président Nixon arrêtera, dans le plus grand secret, l’une des décisions les plus controversées de sa première administration : une mise en alerte tout azimuts des forces nucléaires tactiques et stratégiques.[1] Seuls les conseillers à la sécurité nationale Henry Kissingerflanquée par son adjoint, le Colonel Alexander Haig, de même que le Directeur de la Maison Blanche Bob Haldeman seront avisés de l’opération et prendront part à la décision.

L’opération, mieux connue sous le nom de « Joint Chiefs of Staff Readiness Test (JCS-RT)»[2], s’inscrivait dans un contexte plus large – l’opération « Duck Hook » – qui visait à intensifier la pression militaire sur Hanoi dansl’objectif de mettre fin aux hostilités; à tout le moins, de forcer la reprise des négociations. Face à l’échec des pourparlers quadripartites à Paris et devant l’intransigeance du régime Ho, la nouvelle administration Nixon avait donc choisi d’abandonner la carotte pour le bâton en bombardement massivement certains objectifs militaro-économiques et en minant virtuellement...
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