Politique

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  • Publié le : 7 mars 2010
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Le libéralisme politique : un système philosophique et moral

I) Les origines historiques : un idéal né en Angleterre

(et oui, encore et toujours !!! ces anglais sont décidément bien agaçants à toujours faire naitre les idéologies politiques, les révolutions industrielles……….dommage qu’ils mangent si mal ! Ils sont historiquement très fréquentables à plein d’égards…. )

a)Les révolutions anglaises du 17ème siècle :

• Petit rappel des faits (en version très sommaire….) : Le 17ème siècle anglais a été politiquement extrêmement agité . Il existe, au début du 17ème siècle, un roi unique pour l’Angleterre, le pays de Galles et l’Ecosse ; mais l’Ecosse et l’Angleterre ont gardé un parlement propre, et, dans les faits, le pouvoir du roi est limité par latradition.

• Dans le 1er tiers du 17ème siècle, (1626, très exactement…..), le roi Charles 1er tente d’imposer un pouvoir plus absolu mais se heurte à l’opposition du parlement anglais. Cette opposition débouche sur une véritable guerre, entre les troupes royales et les troupes parlementaires, représentées, notamment, par Olivier Cromwell. Le roi perd cette guerre, et, en 1649, le parlementvote une loi pour qu’il puisse être jugé, le juge coupable de haute trahison et le fait décapiter. Cromwell proclame alors la république.

• Mais la guerre civile se poursuit entre Cromwell et Charles II. Cromwell meurt en 1658 et Charles II retrouve le trône. Mais ses pouvoirs sont limités et en 1679, il doit reconnaitre « l’Habeas Corpus » : 1er texte fondamental reconnaissant la libertéindividuelle des citoyens : c’est une loi qui empêche tout emprisonnement arbitraire en obligeant à faire comparaitre un individu arrêté , dans un délai de trois jours, devant un juge pour vérifier qu’il est bien détenu pour des motifs et dans des formes légales …

• A la mort de Charles II (1685), son frère Jacques II lui succède ; mais dans un royaume massivement protestant, il estcatholique. Pour se débarrasser de lui, le parlement fait appel à son gendre, un protestant, Guillaume II d’Orange. Celui-ci prend le pouvoir en 1688, mais doit reconnaitre la « Déclaration des droits » (Bill of Rights ), qui institue, dans les faits, une monarchie constitutionnelle : c’est « La Glorieuse Révolution » : parmi les pouvoirs désormais reconnus du Parlement :

- Le roi ne peut suspendreles lois ou l’exécution des lois sans le consentement du Parlement

- Les sujets du roi peuvent lui présenter des pétitions.

- Le roi ne peut « lever de l’argent » sans le consentement du Parlement.

C’est donc une véritable révolution qui s’accompagne et est suivie de nombreuses réflexions sur les libertés. Parmi elle, celles du philosophe anglais John Locke (1632- 1704).b) La pensée de John Locke : les droits naturels inaliénables

• Locke a écrit deux ouvrages majeurs : la « Lettre sur la tolérance » (1689 : donc contemporaine de la Glorieuse Révolution) et les « Deux traités du gouvernement civil » (1690) dans lesquelles il présente des idées radicalement neuves :

- L’homme a des droits inaliénables, inscrits dans sa nature : il est « propriétairede lui-même ». Il possède donc, intrinsèquement, la liberté de conscience, d’expression, de religion, d’opinion, mais aussi de propriété.

- L’Etat doit, non seulement, respecter ces libertés, mais les protéger : il en est le garant.

- L’Etat ne détient de souveraineté que parce que les individus lui délèguent la charge de protection de leurs droits. La souveraineté réside donc,d’abord, en l’individu, et non en l’Etat. Mais cette délégation peut être remise en cause si l’Etat ne remplit pas sa mission. En ce cas, Locke affirme un droit à la rébellion contre le pouvoir politique.

Locke est donc considéré comme le véritable théoricien et précurseur du libéralisme philosophique et moral.

Plusieurs philosophes vont alors développer ces réflexions.

c) 17ème...
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