Pollock

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  • Publié le : 26 mars 2011
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UE6 : Art et Cinéma, la figure de l’artiste
Article de magazine concernant la critique du film Pollock.

À la fin des années 1940, l'un des principaux représentants de l'expressionnisme abstrait, Jackson Pollock (1912-1956) est évoqué dans le Life magazine par la question : "Pollock est-il le plus grand peintre vivant ?"
Retour sur ce célèbre peintre par le biais du Biopic lui étant dédié.Un film réalisé et produit par Ed Harris en 2002, (sortie nationale en 2003) qui a été nommé à l’Oscar du meilleur acteur pour son interprétation de Jackson Pollock. Avec Ed Harris (Pollock) et Marcia Gay Harden (Lee Krasner), également nommée à l’Oscar du second meilleur rôle.
Pour sa première réalisation, l'acteur Ed Harris se penche sur les quinze dernières années de Jackson Pollock. Il filmece destin tragique dans un style sobre, réceptif à la sensibilité des comédiens. Sa mise en scène classique et intègre propose un discours sur la souffrance qu'a connu le peintre américain, grand alcoolique devant l'éternel.
Si Jackson Pollock est devenu un des représentants les plus caractéristiques de l'Action Painting et symbolise l'avènement de la peinture américaine après la Seconde guerremondiale, il est aussi une figure éminemment tragique. C'est sur cet aspect de sa personnalité qu'a choisi de se pencher Ed Harris pour sa première réalisation. Acteur célèbre vu, entre autres, dans L'Etoffe des héros, Les Pleins pouvoirs et The Truman show, il cumule ici les fonctions de metteur en scène et d'interprète du rôle-titre. Dans un style sobre et classique, il suit le parcours dePollock, type « grandeur et décadence », qui a fait du peintre l'une de ces figures mythiques si chères au peuple américain.

Ce film possède un très bon jeu d’acteur d’Ed Harris qui a fait une imitation à la fois physique et psychologique quasi parfaite de Pollock tant la passion pour cet artiste transparaît en lui, ainsi qu’un scénario très bien construit et instructif pour ceux qui ne connaitraientpas ou peu la vie de Jackson Pollock.
La réalisation n’est malheureusement pas très dynamique malgré les nombreuses scènes de disputes et d’emportements un peu répétitives mais qui montrent d’une manière réaliste le stéréotype du peintre alcoolique, vulgaire et violent. Néanmoins, elle reste d’une grande qualité et la personnalité de ce grand créateur écorché par la vie provoque l’émotion.

EdHarris ne cherche pas à faire passer de message sur le renouveau de l’art abstrait. Il retrace avec sincérité la vie d’un artiste rongé par l’alcool qui exprime de l’intérieur son mal-être sur une toile. Il connaît la misère dans les années 40 puis c’est sa femme Lee Krasner qui le soutient et l’introduit dans les grandes expositions. On croise Peggy Guggenheim, les marchands d’art, De Kooning etd’autres peintres du moment.

Le spectateur est emporté par une fascination pour l’artiste, notamment lors des scènes de peinture où Ed Harris est étonnamment crédible dans l’interprétation de Pollock et son « entrée » dans la toile, dans son œuvre, comme absorbé dans un trou noir, tournant autour avec vivacité et inspiration.
Une séquence du vrai Pollock est d’ailleurs introduite par leréalisateur en milieu de film. C’est une interview de Hans Namuth, photographe américain, grand ami de l’art, qui a réussi à filmer le peintre en plein dans son art, absorbé, ne se souciant plus de ce qui ce passe aux alentours. Cette séquence est visible car le cadre du film est modifié selon la volonté de Harris pour que le spectateur remarque ce passage. C’est d’ailleurs presque tout ce qui peutdiscerner cette séquence du film car l’acteur est très ressemblant à Pollock, ainsi que sa manière de jouer et de peindre du Pollock.
 La puissance de Pollock (le film), c'est celle qui est inhérente à la toile, au jet de la peinture, au geste accrédité sous tous les angles, au vécu proprement dit de l'artiste. En comparaison avec Klimt, tout récemment sorti, l'intellectualisme est relayé au...
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