Pop art

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  • Publié le : 5 décembre 2009
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{text:bookmark-start} {text:bookmark-end} Trois niveaux d’analyse
{text:bookmark-start} {text:bookmark-end} Décrire / Raconter
Consigne
Dire ce que l’on voit sur le document.

Éléments de réponse
Une brèche dans un mur - des décombres - des enfants (de jeunes garçons) ayant choisi ce décor comme terrain de jeu - au premier plan, plusieurs enfants fixant le photographe - un enfantsaute par dessus le mur, bras écartés, un autre passe devant la trouée - plus loin, un autre jette une pierre ou menace de la jeter.

Des difficultés peuvent être rencontrées par les élèves dès cette étape :
{text:list-item} La scène s’organise dans un décor donné. L’ambiguïté des fonctions de l’image, narratives et/ou descriptives vaut pour toute image fixe et renvoie à une traditionculturelle (dans la culture gréco-latine, les fonctions narrative et descriptive des représentations sont indissociables, relevant du symbolique, de l’éthique, du spirituel). Le présent de l’action renvoie à un avant et à un après, c’est-à-dire au développement temporel d’une action : l’image « arrêtée » a donc valeur synthétique. Le photographe, comme le peintre, joue avec des codes ou conventionsde représentation, qui veulent que le détail ou le moment renvoient au tout d’une action ou d’un récit. La dimension narrative est un « cadre englobant » par rapport aux différentes parties de la scène : le décor et les acteurs.
{text:list-item} L’élève, tout comme le public d’une exposition ou le lecteur non averti d’un ouvrage sur la photographie, ne partage pas l’expérience vécuequi est celle du photographe dans le temps vivant de l’événement. Il doit reconstruire l’événement, la situation, la scène, à partir des indices visuels. La pratique du commentaire d’image repose sur une tradition esthétique et philosophique, celle de la mimésis aristotélicienne, qui requiert de « re-présenter » l’événement pour le revivre, et, le revivant, d’asseoir, sur l’expérience intime, unjugement personnel. Les différents types de représentation iconiques seraient ainsi à confronter au modèle de la catharsis théâtrale.

Conseils de méthode
Certains éléments visuels sont imprécis, d’autres peuvent avoir le statut d’indices, renvoyant à de l’implicite :
- Que font les enfants ? Jeu ou activité utile ?
- Les impacts de balles sur le mur, à gauche, connotent un affrontement arméen milieu urbain.
- L’habillement plus que modeste des enfants indique un contexte de pauvreté, voire de misère.
En l’absence d’une argumentation étayée sur des indices vérifiables, il est nécessaire d’adopter une démarche d’investigation dont le but n’est pas fondamentalement de décrire ou de raconter, mais de reconstituer la scène, qui déborde évidemment du cadre spatial et temporel ducliché qui la fige. Le principe de l’analyse sera de déceler les éléments importants choisis par le photographe, de porter un regard interrogateur sur des détails pouvant s’avérer révélateurs. On doit sensibiliser l’élève au fait que le véritable sens de l’image réside autant dans l’implicite que dans ce qui est perceptible.
{text:bookmark-start} {text:bookmark-end} Repérer des effets, des choixConsigne
Repérer des effets, des choix.

Éléments de réponse
{text:list-item}
L’effet de mise en abyme, d’« oculaire », de cache (cadre dans le cadre), ou de frontière, créé par le mur.

L’effet de contraste (destruction/gaieté, mort/jeunesse).
- L’effet de naturel (une scène prise sur le vif).
- L’effet de perfection formelle (un ordre visuel rigoureux contrastantavec le désordre ambiant).
{text:list-item}
Cette photographie (Image B) appartient, parmi une dizaine d’autres, à un reportage réalisé par Henri Cartier-Bresson, commandé et publié en novembre 1933 par l’hebdomadaire d’actualité Vu. Cette activité était alors pour le jeune photographe très occasionnelle, sa carrière de photoreporter ayant débuté plus tardivement.
L’image A...
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