Pour la corrida - aspects economiques et politiques

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  • Publié le : 12 avril 2011
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L’aspect économique et politique de la corrida.

29 juillet 2010 – Vote des députés catalans contre la corrida

Lorsque l’on entre dans le débat de la corrida, que cela soit pour la défendre, pour en faire la critique ou sans réelle opinion sur cet art, de grands arguments s’affrontent entre les deux camps des « pros » et des « antis ». L’évocation de la souffrance animale chez les militantsde la cause animale, et celle de l’art et de la tradition du côté des pro-taurins. Cependant, la plupart d’entre nous oublient un aspect essentiel touchant directement l’État et sa situation. En effet, on ne voit en la corrida que l’animal ou le toréador alors que c’est toute une économie qui est touchée par celle-ci, créant des emplois, servant le tourisme et servant même parfois à aider lapolitique comme nous le verrons avec l’exemple de la Catalogne qui ne pourra plus organiser de corridas à partir de 2012. De plus, nous utiliserons quelques données sur les corridas de quelques autres pays afin de voir que les répercussions de l’interdiction de la corrida en Espagne ne s’étendent pas qu’à l’Espagne mais à tous ces pays-là.

Depuis le vote du 29 juillet 2010 interdisant la corrida enCatalogne, le débat sur la corrida est relancé. En effet, l’interdiction de la corrida en Espagne comme en France est déjà perçue comme une mesure qui entrainerait de fortes pertes dans un secteur d’une telle envergure si jamais elle venait à être appliquée, surtout en ces temps de crise où le contexte économique n’est pas à son apogée. La corrida est une pratique qui génère énormément de fluxfinanciers dans les régions où elle est implantée avec notamment à souligner que plus de 2500 corridas sont organisées chaque année avec un total de 73 corridas en France en 2008 et de 2157 en Espagne auxquelles nous pouvons ajouter les corridas d’Amérique Latine qui sont de plusieurs centaines par an avec notamment le Mexique possédant près de 500 arènes fixes dont la plus grande arène au mondepouvant contenir jusqu’à 42 000 places, la « Monumental ». Ainsi, si une interdiction de la corrida venait à être votée en Espagne, berceau de celle-ci, cela entrainerait très certainement la France tout comme le Mexique à réfléchir sur le statut de la corrida et à sans aucun doute, l’interdire à leur tour, entrainant forcément les mêmes dommages qu’en Espagne. C’est pourquoi, tout au long de cettepartie nous aborderons les contrecoups de cette interdiction en Espagne ainsi que ceux qu’elle causerait à son tour en France et au Mexique.

C’est ainsi que chaque année en Espagne sont créés plus de 40 000 emplois grâce à ce secteur demandant de nombreux professionnels dans l’élevage des bovins, pour l’entretien des arènes, dénombrées à plusieurs milliers en Espagne, de même que pour laconfection des accessoires tels que les piques et banderilles ainsi que les couteaux ou encore pour celle des costumes portés par les toreros lors des combats. Supprimer la Corrida reviendrait ainsi à détruire de nombreux emplois, ce qui serait catastrophique pour l’Espagne, pays ayant déjà un taux de chômage de près de 20% avec un nombre de plus de 4 millions de chômeurs d’après une étude parue dans LeMonde du 29 janvier 2010. De plus, la corrida porterait avec elle un chiffre d’affaires annuel espagnol s’élevant à plus de 2,5milliards d’Euros. Néanmoins, il serait dit de la part des « anti-corrida » que ces chiffres ne seraient pas primordiaux étant donné la baisse de fréquentation des corridas espagnoles, or, de nombreuses études démontrent que la fréquentation des arènes a baissé de 5% cetteannée mais que celle-ci serait dû à la situation économique du pays et non à la recrue d’essence dans le mouvement des « antis » qui, au contraire, renforce la ferveur des passionnés et ainsi leur présence récurrente.

De plus, si l’on se base sur des faits et exemples plus concrets, nous remarquons alors que la corrida est loin d’être « boycottée ». L’Espagne en 2009 a réuni plus de 14...
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