Pourquoi la croissance la croissance pourquoi

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  • Publié le : 1 mai 2011
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Il est facile d’avancer que la croissance est l’une des principales préoccupations de nos sociétés en voyant comme la perspective d’une récession éclipse les autres problèmes.
La croissance est en effet devenue un enjeu et une préoccupation politique majeure. Elle réside dans l’accroissement des productions matérielles et immatérielles d’un pays. D’un point de vue comptable, elle est calculée àl’aide du Produit Intérieur Brut. Cependant la croissance est critiquée et certains militent même pour la décroissance. Qu’est-ce qui rend possible la croissance? Que rend elle possible?
Les origines de la croissance (première partie) sont à distinguer de ce qu’elle rend possible (deuxième partie).

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D’où provient la croissance?
Les facteurs de production (I) et le progrèstechnique (II) jouent un rôle décisif dans la croissance. Mais il faut également distinguer l‘importance du cadre structurel (III).

I- La dotation en facteurs de productions
Le travail joue un rôle important dans la croissance. Adam Smith plaçait dans le travail humain la cause de la richesse des nations, qui seul crée de la valeur. Pour les néoclassiques, la production est fonction de sesfacteurs, c’est-à-dire le plus souvent travail et capital, et le niveau de la production dépend de la quantité de travail utilisée. Ainsi la production au XXeme est fortement intensive en travail. Mais la croissance devient beaucoup plus intensive en capital au cours de ce siècle. Les études de CARRE-DUBOIS-MALINVAUD sur la croissance française ont montré que la contribution du facteur travail à lacroissance était négative au cours des Trente Glorieuses à cause d'une stagnation de la population active alors que le temps de travail diminuait. En effet dans une économie avancée à forte productivité, la croissance s’appuie beaucoup moins sur le volume de main-d’œuvre. Seulement le développement des activités de service rend la croissance à nouveau plus extensive et riche en emploi car les gainsde productivité sont pour l'instant faibles dans ce secteur.
Le rôle du capital est lui aussi majeur. Les économistes classiques et néoclassiques ont fait de l’accumulation du capital une condition impérative de la croissance. D’inspiration keynésienne, le modèle d’Harrod-Domar rend compte de l’effet multiplicateur et accélérateur de l’investissement. Harrod montre qu’il existe une solutionunique de croissance équilibrée où, comme le montre Samuelson, l’effet multiplicateur prend un rôle stabilisant face à l’effet accélérateur. C'est l'investissement et la hausse du stock de capital qui créent la croissance.

II- Le rôle du progrès technique
Cependant, l’analyse de la croissance française que délivrent Carré, Dubois et Malinvaud et plus encore celle de Denison mettent en avant unfort résidu malgré la prise en compte quantitative des facteurs de production. Il ressort de ces analyses sur la comptabilité de la croissance que l’augmentation de la quantité de facteurs utilisés n’explique en réalité qu’une faible part de la croissance. Il demeure un très fort résidu inexpliqué, que l’on assimile aux gains de productivité. Carré, Dubois et Malinvaud vont tenter de réduire cerésidu en donnant une plus grande place à l’aspect qualitatif des facteurs de production dans leur analyse. Ainsi selon Carré, Dubois, Malinvaud, les investissements éducatifs et la meilleure formation de la main-d’œuvre, ont permis un accroissement sensible de la productivité du travail. L’accélération des investissements durant les Trente Glorieuses aurait entraîné par ailleurs un «rajeunissement » du capital et une incorporation plus rapide du progrès technique, éléments propices à une plus grande productivité. Ces gains de productivité expliqueraient environ un quart de la croissance française, l’analyse laissant subsister un résidu d'à peu près 50 %.
C’est le caractère peu satisfaisant de ces résultats qui va justement initier une réflexion nouvelle sur la logique du progrès...
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