Pourquoi la guerre

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  • Publié le : 8 mai 2009
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La Tanière des Partisans

Ma’sadat-ul-Ansâr

Les Afghans nous aimaient tant qu’ils nous considéraient comme des hôtes, et ne confiaient aux Arabes aucune mission militaire au combat, ce dont souffraient les jeunes Arabes car ils voulaient participer en tant que Moujahidines. C’est pourquoi j’ai pensé à créer une structure d’entraînement pour les combattants et j’ai demandé, en 1404 del’hégire, à l’émir de l’Union des Moujahidines d’Afghanistan [1] l’autorisation de créer un camp dans la région proche de la frontière, afin que les frères Arabes s’y entraînent. Le nombre de frères ayant rejoint ce camp s’élevait alors à une centaine, ce qui était peu parce que, dans leur pays, les jeunes Arabes sont élevés loin de tout goût pour le jihad et de toute défense de la religion, nombre d’entreeux considérant alors ce jihad comme un acte surérogatoire, qui peut être délégué.

C’était l’été, mais lorsque la période de la rentrée universitaire arriva, la plupart des jeunes gens s’en retournèrent dans leur pays pour reprendre leurs études, bien que ceux-ci fussent les meilleurs des frères. Seul un eptit nombre resta, moins de dix. Mais Allah nous gratifia et nous trouvâmes un camp àJaji, en Afghanistan [2]. […]

Nous nous entraînions nous-mêmes avec le peu d’expérience dont nous disposions. Nous étions environ cinquante personnes, mais la même chose de reproduisit. En hiver, la plupart des combattants étaient rentrés chez eux. Il n’y avait donc pas de conscience totale de la nécessité de soutenir l’islam, et de combattre les mécréants afin que la religion entière soit celled’Allah. Puis Allah azza wa jal nous gratifia, à la fin de 1406, au début de 1407, en nous incitant à rester dans la région de Jaji, même si nous n’étions qu’une douzaine de personnes, la plupart de Médine, la ville du Prophète sallalahu ‘alayhi wa sallam. […]

Nous étions onze frères travaillant à creuser une route, des tunnels et des abris pour les Moujahidines Afghans. Mais nous chargeâmes Chafiq( Rahimahoullah ) et Oussama Haydar de suivre les développements militaires dans la région. Il faut noter que tous ces frères avaient environ une vingtaine d’années, Qu’Allah les honore. Ils avaient abandonné leurs études pour mener le jihad sur le sentier d’Allah. Les choses continuèrent ainsi. Mais Chafiq et Oussama nous informèrent qu’il y avait une haute qui surplombait les positions del’ennemi, sans aucun Moujahidines ; je me suis alors rendu à cet endroit et trouvai que c’était effectivement une position remarquable et très sensible. Alors, quand j’ai demandé pourquoi il n’y avait pas de Moujahidines dans cet endroit malgré son importance, on me répondit que la neige bloquait les routes et que les renforts étaient arrêtés à cause du pilonnage d’artillerie auquel était soumise larégion.

Et comme nous souhaitions avoir un centre à nous, les Arabes, parmi les centres en construction, nous décidâmes de l’établir à cet endroit. Mais lorsque nous nous mîmes au travail, nous n’étions pas plus que trois : le frère Chafiq [3], le frère Oussama et moi-même. Quant aux autres frères, ils étaient soit en vacances, soit occupés à d’autres tâches. Nous avions alors un besoin pressant detout frère qui puisse se joindre à nous, vu la dureté du climat, notre éloignement des Moujahidines Afghans et notre proximité avec l’ennemi ; car à trois, nous ne pouvions à la fois travailler et monter la garde.

Un frère en visite chez nous essaya même de nous dissuader de travailler ; il essaya aussi avec les frères Chafiq et Oussama, mais Allah nous envoya deux autres frères dont l’uns’appelait Abou Al Dhahab, un Egyptien d’origine soudanaise qui, avant de partir, vint me voir pour me dire : « Nous souhaiterions rester avec vous », ce qui me combla de joie. Durant notre travail dans l’endroit que nous avions choisi, la route était découverte et exposée au regard de l’ennemi, et lorsqu ‘il se mettait à nous tirer dessus, nous descendions et nous nous cachions derrière les...
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