Pourquoi philosopher ?

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  • Publié le : 16 octobre 2010
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Pourquoi philosopher ?

- Pourquoi ne pas philosopher ?
- Philosopher peut-il nous aider à vivre ?
- (Qu’est-ce que philosopher ?)
- A quoi sert-il de philosopher ?
- Quel est l’intérêt de la philosophie ?
- A quoi bon philosopher ?
- Y a-t-il nécessité à philosopher ?
- Pourrions nous nous passer de la philosophie ?

Cette série de question nous entraîne jusqu’au problème suivant, àsavoir : A quoi bon philosopher ? Ne pourrions nous pas nous passe de cette activité qui ne semble pas directement utile ?
La philosophie joue un rôle fondamental mais n’est pas reconnue comme utile ?

Etude du texte de Bertrand Russel

1) Notez la phrase qui porte le plus nettement la thèse du texte.
Reformulez là avec vos propres mots cette thèse et dire en quoi est-elle paradoxale.La phrase qui porte le plus nettement la thèse du texte est la première : « la valeur de la philosophie doit en réalité surtout résider dans son caractère incertain même. »
L’intérêt et la force du travail philosophique, c’est précisément qu’il n’aboutit jamais à des vérités stables et définitives, ou à des résolutions simples de problèmes, mais au contraire, il génère une instabilité qui alimentele doute et met toujours la pensée en mouvement.
Le paradoxe est le rapprochement que fait l’auteur entre « incertitude » et « valeur ». En effet, a priori on accorde du prix non pas à l’incertitude mais à la certitude car on y voit une garantie de réponse, une marche vers la vérité, quelque chose de sur. C’est rassurant. Or, ici, Russel fait la démonstration d’une pensée contraire qui contrariele sens commun. C’est pour cela qu’il parle du doute comme étant quelque chose qui libère et non inquiète. Effectivement, le doute ouvre a des perspectives larges et à des possibilités de réflexion infinie, alors que la certitude en revanche enferme, sclérose la pensée. L’auteur place la certitude hors du champs de la philosophie alors qu’il considère l’incertitude comme la caractéristique laplus nette de la philosophie.

2) Qu’est-ce qui distingue le non-philosophe du philosophe ?
Russel précise que le non philosophe est enfermé dans des limites étroites. Il dispose d’une représentation du monde à la fois rassurante, stable et qui ne l’incite pas du tout à l’ouverture d’esprit, à la remise en cause des ses schémas de penser. Il se contente de ses propres certitudes, de ce qu’il croitsavoir et à quoi généralement il adhère. En fait, il se satisfait dans une large mesure de l’opinion, c’est à dire d’une pseudo-pensée qui hérite en particulier des préjugés c’est à dire de convictions sans véritables fondements notamment à travers l’éducation et le contexte dans lequel nous baignons ordinairement. Il est aussi très enclin aux jugements hâtifs dont il se satisfait car il ledispense de l’exercice de réflexion. Cette attitude est commode et généralement répandu.

L’esprit philosophique se distingue par sa capacité à ne pas en rester au simple constat sur l’existence et sur le monde et il manifeste deux qualités : à la fois l’humilité puis la curiosité.
En effet, il ne prétend pas détenir le savoir véritable, également, il accepte de devoir revenir sur ses croyances,ses positions … il admet pouvoir être dans l’erreur en acceptant de corriger ses jugements. Egalement, il reconnaît qu’il est préférable de vivre dans un certain inconfort et d’avoir des représentations plus ou moins instables, changeantes, incertaines…
Socrate – « La seule chose que je sais, c’est que je ne sais rien »
Le philosophe reconnaît sa propre ignorance et cette reconnaissance manifestedéjà une forme de sagesse. A l’inverse, le non-philosophe quant à lui, ignore sa propre ignorance et il croit savoir alors que ses connaissances ne valent rien.
Curiosité : c’est le désir et la volonté de savoir, découvrir de la nouveauté. C’est un appétit souvent d’ordre intellectuel et qui part souvent de l’étonnement. Aristote disait « L’étonnement c’est l’étincelle de la philosophie »...
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