Pourquoi travaillons nous?

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  • Publié le : 2 janvier 2011
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Sujet n°1 : Pourquoi travaillons-nous ?

Notions du programme en jeu : La culture => Le travail et la technique
Présupposer : Rien ne justifie vraiment le travail
Problème du sujet : - Y a-t-il des raisons de travailler ?
-A quelles conditions le travail est-il une contrainte ? A quelles conditions est-ce un moyend’accomplir tout ce dont on est capable ?

I. Le travail, une soumission à la nécessité

a) Le travail dans la mythologie judéo-chrétienne : un lien direct avec la loi de la vie
b) Le travail : une inscription au cœur du cycle de la vie
c) L’absence de travail nécessaire à l’élévation de l’humanité

II. Le travail : une affirmation de l’humanité et de la culture face àla nature

a) Une inscription de l’homme dans la durée : L’œuvre
b) Un processus de libération face à la nécessité naturelle
c) Le devoir de travailler

III. La réalité historique du travail : entre utopie technicienne et travail aliénant

a) Utopie de la technique : Travailler pour se libérer du travail ?
b) Soulager l’homme des taches pénibles
c) Un travailtechnisé mais en miettes et aliénant ?

Référence :
* La condition de l’homme moderne, Hannah Arendt
* Le capital, Karl Marx
* Idée d’une histoire universelle d’un point de vue cosmopolitique, Kant

Mots repères : Nécessité/ Contingence, Médiat/ Immédiat, En acte/ en puissance, En droit/ en fait, transcendant / immanent

Introduction :
Définition du travail :
- ≠ de l’indolence
-Effort physique et intellectuel pour produire qqch
- Activité de transformation de qqch

I. Le travail, une soumission à la nécessité

a) Le travail dans la mythologie judéo-chrétienne : un lien direct avec la loi de la vie
Faciliter de l’homme à céder à la paresse. Le bonheur serait un état d’indolence, comme si le travail et le bonheur ne serait pas compatible
Thèse dans La Genèse :Nous travaillons parce que nous n’avons pas le choix
* A l’origine, Adam et Eve sont dans le jardin d’Eden, oisif et heureux. Relation homme/ nature harmonieuse, nature nourricière. Seul condition : respecter la loi divine et ne pas manger le fruit de la connaissance du bien et du mal
* Ils y touchent => Renvoyer sur terre. La nature devient hostile => Un choix s’impose : Le travailou la mort (lien direct avec la loi de la vie).
* Paradoxe : Lutte contre la nature vaine car notre mort est inéluctable
* Répartition des taches (travail des femmes : précède l’accouchement, assure la survie de l’espèce de génération en génération, travail des hommes : assure la survie au quotidien)
* Dans la genèse, idée que le travail est spécifiquement humain.
* Paradoxe : Lacondamnation de l’homme à travailler est le résultat de la liberté humaine (choix de céder à la tentation ou de résister)

* L’homme se délivre de l’ignorance par le travail. Ouverture d’une lutte entre l’homme et la nature (étymologie du mot travail : « tripalium » instrument de torture. Idée de souffrance qu’il y a à reconquérir en permanence la vie). De cette lutte va naitre une culture,une histoire : L’homme va pouvoir naitre à lui-même.

Mots repère : Nécessité/ contingence

b) Le travail : une inscription au cœur du cycle de la vie
Le travail modifie l’homme lui-même qui ne peut alors plus s’en échapper et renforce ainsi sa propre nécessité. Parallèle entre l’acceptation du travail et le refus de la mort .
Thèse d’Hanna Arendt philosophe allemande du 20ème siècle :Elle distingue 3 types d’activités :
1) Le travail, activité de l’homme laborans
2) L’œuvre, activité de l’homo faber
3) L’action

* Ici le travail = Toute activité destinée à produire des biens nécessaires à notre survie.
* Le travail réduirait l’homme à sa condition biologique. Condition proche de l’animalité (l’animal ne sort pas du cycle, ne marque pas le monde) donc...
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