Preface

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  • Publié le : 30 mars 2011
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Le Rouge et le Noir est un roman d’apprentissage écrit en 1830 par STHENDAL, ou le héros principal découvre le monde et, à travers son ascension social traverse les obstacles de la société. Epris des nobles valeurs, il cherche à gravir les échelons de la société. Le titre du roman est doublement symbolique. Il est fondé sur le principe de l’opposition de deux couleurs, comme Le Rose et le Vert,nouvelle que Stendhal écrira en 1837. Le rouge, couleur connotant le sang, la passion, s’oppose ici au noir du deuil, de la mort qui est aussi associé à la religion. On retrouve les deux couleurs à divers moments dans le roman. Elles retranscrivent le parcours de Julien, au séminaire (noir) ou encore pendant sa carrière de militaire (rouge). L’extrait de ce livre est tiré du chapitre XLI, ilcorrespond au procès de Julien qui a tiré sur Mme de Rênal. Nous verrons tout d’abords en quoi Julien a un portrait héroïque, nous analyseront ensuite la critique social, et nous finiront par nous intéresser par l’ironie du romancier.

Un phénomène de gradation : « digne de tous les respects, de tous les hommages (…) comme une mère » (l.8-9) « Mon crime est atroce, et prémédité » L'italique permetaussi de traduire l'insistance.
- Champ lexical de la valeur morale: « horreur du mépris », « braver », « l'honneur », « affermissant », « juste »,« la plus digne de tous les respects, de tous les hommages », « audace », « orgueil ».
Julien s'affirme par son caractère héroïque et son sens de la noblesse d'âme.
- Champ lexical du crime et du châtiment: « mort » (répété), « aucune grâce »,« attenter », « crime (…) atroce (…) prémédité » « coupable », «sans (…) pitié », « punir », « jugé », « juré », « avocat général ». C'est le procès qui suit son crime et précède sa condamnation à mort; logique, donc! Mais tout l'intérêt est que Julien lui même prononce ces mots: il est donc courageux et lucide (« Je ne me fais point d'illusion »)
- On remarque la fréquence du futur dans le discours deJulien, cela exprime la certitude sur son avenir: la mort. «Elle sera juste » (l.7), « je serais » (l.11), « il sera puni » (l.17).
- Il n’y a pas de ponctuation expressive, ce qui indique que Julien n'a aucune hésitation et parle avec clarté, netteté, fermeté ( «  en affermissant sa voix ») (l.6-7). Les phrases ont des longueurs variables mais leur construction est simple, elles commencent presquetoutes par le sujet. Là encore souci de clarté, ne pas faire des phrases hésitantes.
II. Une critique sociale
- Dans le discours, la première personne est omniprésente: Julien assume son jugement. Lui fait face un « vous », bien naturel dans le cas d'un discours, mais cette opposition entre « je » et « vous », ici a des allures de confrontation, et le personnage semble « seul contre tous ».Enfin, l'expression « en moi » (l.4) renvoie à « cette classe social»: derrière le procès d'un homme se lit celui d'une classe par une autre.
- Champ lexical des classes sociales: « classe », « paysan », « révolté », « bassesse de sa fortune (= de sa condition) », « Madame DE Rénal » (= particule, aristocratie), « jeunes gens (= ici, « classe »), « classe inférieure », « opprimés », « pauvreté »,« bonne éducation », « riches », « société », « pairs », « paysans enrichis », « bourgeois indignés … ». Le texte se focalise sur la question sociale et transforme le procès d'un individu en celui de toute une classe. Il apparaît moins comme condamné pour son crime que pour sa condition. (« Voilà mon crime » = être pauvre)
- La figure de style dominante du texte est l'antithèse, opposition entre lesdifférentes classes : « votre classe »/« un paysan »; « pauvreté »/« riches »; « audace »/« orgueil »; « paysan enrichi »/« bourgeois indignés ».
Le « vrai » crime face au « crime social » : « Mon crime est atroce »/« Voilà mon crime ».
L'opposition entre l'avocat général et les jurés qui « bondit » sur sa chaise, et Mme Derville qui « s'évanouit » et les femmes qui pleurent. Les hommes qui...
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