Presence divine phedre

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La présence divine
Phèdre de Racine

Par Emilie Tremblay
Présenté à M. Chauveau
Le 3 octobre 2011

La présence divine dans Phèdre de Racine

Dans chaque tragédie grecque, les divinités occupent un rôle important et ont un impact énorme sur le déroulement de l’histoire. Phèdre en est le parfait exemple. Dans chacune des versions, les dieux ont leur place. Racine ne fait pas exception àla règle, malgré qu’il apporte quelques modifications quant à leur rôle. Ce qui nous amène à observer que sans les dieux et déesses présents dans Phèdre, l’histoire aurait un tout autre sens et ne serait plus autant tragique. Nous pourrons discuter de la présence divine en abordant premièrement le rôle qu’occupe les dieux dans Phèdre de Racine, leur relations avec les différents personnages et enterminant par l’effet du christianisme sur la pièce.

Pour commencer, il fait prendre note que le rôle des dieux dans Phèdre de Racine se voit atténué compte tenu du contexte historique dans lequel la pièce fut interprétée. On peut l’observer entre autre par le fait qu’Artémis n’y figure à peine, alors que dans les autres versions elle occupait une place tout à fait différente pourHippolyte. La seule mention faite se situe au vers 1404, lorsque Hippolyte dit à Aricie : ‘’ Et la chaste Diane, et l’auguste Junon ‘’ (V, 1, 1404). Aussi, Vénus et Artémis occupaient des rôles à part entière dans les différentes versions de la tragédie, tandis que dans celle écrite par Racine, elles sont effacées et n’interviennent plus en tant que personnages. Par contre, nous pouvons néanmoinssentir la forte influence qu’a Vénus tout au long de la pièce. En fait, elle est la raison de la tragédie puisque c’est elle qui a maudit toute la lignée de Phèdre, causant le conflit central de l’histoire. Dans l’acte V, Thésée apprend par Théramène non seulement l’innocence de son fils mais aussi sa mort. On peut ici comprendre que les humains ne sont que les tristes pions des dieux, qui ne fontque jouer avec eux. Ils ne sont pas intervenus pour le bien des personnages, malgré que ces derniers aient une confiance infaillible en les maîtres de l’univers. Justement, dans l’acte V, Hippolyte rassure Aricie en lui disant :
«  Sur l’équité des dieux osons nous confier :
Ils ont trop d’intérêt à me justifier ;
Et Phèdre, tôt outard de son crime punie,
N’en saurait éviter la juste ignominie. »
(V, 1, 1351-1354)
Selon lui, ayant observé d’en haut, les divinités connaissent les véritables coupables et ne laisseront pas des innocents périr à cause de malentendus et de manigances. Finalement, ils finissent par trépasser, maudits par Thésée qui implore Neptune, prouvant ici que les dieux ne sont pas toujours les pursprotecteurs de la vérité.
Ensuite, plusieurs personnages ont une relation spéciale avec un dieu dans l’œuvre. Thésée et Neptune sont liés par un lien sanguin supposé, sans compter que ce dernier a vu ses côtes débarrassées de criminels et bandits tous vaincus par Thésée. Au long de la pièce, Thésée répète que Neptune lui doit une faveur :
«  Et toi, Neptune, et toi, si jadis mon courageD’infâmes assassins nettoya ton rivage,
Souviens-toi que pour prix de mes efforts heureux,
Tu promis d’exaucer le premier de mes vœux. »
(IV, 2, 1065-1068)
Thésée implore Neptune de punir son fils de cultiver un amour pour la descendante de ses ennemis jurés. Il a une confiance aveugle en le dieu, ce qui le mènera à sa propre perte lorsqu’il découvrira l’innocence de son fils après qu’il aitpéri. Le dieu de la mer crée un monstre marin qui a pour but de tuer Hippolyte. L’ironie dans la mort de ce dernier est qu’après avoir réussi à vaincre la créature, c’est ses propres chevaux qui le traînent lui causant ainsi des blessures fatales. Il faut se rappeler que l’équitation, le sport favori d’Hippolyte, est l’art de Neptune. Sa mort est donc reliée au dieu plus que jamais. En fait, deux...
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