Presse populaire au xix

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  • Publié le : 1 avril 2011
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Les armes de la presse populaire au XIX° siècle
Introduction :
Dès les débuts de la Révolution Française, les règles et les manières de concevoir le rôle de la presse vont faire débat, et conduire à de nombreux rebondissements. Très rapidement, une vingtaine de journaux voient le jour et rendent de plus en plus difficile au pouvoir monarchique la répression de la toute nouvelle libertéd’expression. Quelques semaines plus tard, la nouvelle assemblée déclare dans l’article 11 de la Constitution des déclarations des droits de l’homme que « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. » Ainsi, lepouvoir que pouvait avoir la presse était dorénavant mesuré, et la liberté de la presse proclamée. Pourtant, le Ier Empire puis la Restauration sous son jour autoritaire, multiplient les lois visant à contrôler et sanctionner les journaux.
La Révolution de Juillet en 1830, qui a pour origine les ordonnances de Charles X, dont la plus importante supprime la liberté de la presse périodique a été letableau de la mobilisation et des protestations des journaux. La presse apparaît alors pour la première fois comme un véritable pouvoir médiatique sur les masses, a l’influence considérable. La loi Guizot de 1833, qui organise l’enseignement primaire et favorise donc l’élargissement du public des lecteurs, contribue elle aussi au développement de la presse. Au cours des années 1860, les premiersjournaux dits populaires apparaissent et sont directement destinés à cette nouvelle génération de lettrés.

Ainsi, nous pouvons nous demander quelles sont les caractéristiques de la presse populaire et par quels moyens a-t-elle conquise son public ?
Dans un premier temps nous verrons comment les journaux ont-ils glissé d’un public élitiste aux classes populaire, puis nous tacherons decomprendre les causes du succès de la presse populaire, pour enfin s’attacher aux évolutions de celle-ci durant le XIX°.

I / Du journal d’élite vers le journal populaire

A / Les facteurs politiques et sociaux
Les progrès de l’alphabétisation renforcent au cours de la première moitié du XIX° l’importance de la presse . C’est à cette période que la France, comme le reste de l’Europe occidentale,bascule dans la culture de l’écrit. D’une manière générale, l’élévation du niveau de la culture des classes moyennes, comme celle des masses populaires, accroît la curiosité et la diversité des goûts du public : la presse est alors le seul instrument capable de les satisfaire. Les villes sont en pleine expansion, et la demande de diversion se développe. Ainsi, la presse, réservée jusqu’à présent auxélites, doit répondre aux attentes d’un nouveau public, bien plus large.
Pourtant, le prix des journaux reste élevé et ne parviennent donc pas à atteindre ce public non fortuné.

B / La nouvelle presse industrielle
Le développement de la presse était donc freinée par le prix élevé de ses abonnements : 80 francs par an, soit plus que le salaire mensuel moyen d’un ouvrier parisien. C’est alorsque naît l’idée d’abaisser le prix de vente des journaux, grâce aux ressources de la publicité. Le 1 juillet 1836, parurent deux journaux La Presse sous l’impulsion d’Emile de Girardin, et Le Siècle avec Armand Dutacq. Emile de Girardin vise un public très large, et pour l’atteindre, il demande des tarifs supérieurs aux annonceurs et divise par deux le prix de l’abonnement, qui se fixe à 40 francs.Emile Girardin est aussi à l’origine d’une autre innovation, celui du roman-feuilleton. Pour fidéliser ses lecteurs, il a l’idée de publier en tranches, un roman d’un auteur en vogue. Se développe également ainsi la vente au numéro. Il met cette idée en pratique dès la première année, donc en 1836 avec le roman d’Honoré de Balzac : La vieille fille. S’ensuivra Chateaubriand, Georges Sand ou...
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