Profit et investissement

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  • Publié le : 7 décembre 2009
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Le niveau des profits explique-t-il l'investissement?

-Le "théorème" de Schmidt est-il encore d'actualité ? Les profits expliquent-ils l'investissement? Si oui, y a t il une liaison mécanique, automatique et obligatoire? De quel type d'investissements s'agit-il? Les 25 dernières années nous montrent un fléchissement important de l'investissement en France. Durant des années 70 sous l'effet desdeux chocs pétroliers l'investissement n'a cessé de décroître En 1983 l'investissement en France était retombé au niveau de celui de 1973. Depuis le milieu des années 80 nos gouvernants ont fait en sorte de permettre une restructuration des marges des entreprises afin de relancer l'investissement productif. Force est de constater aujourd'hui que nous faisons moins d'efforts d’équipement quel'Allemagne, la Grande Bretagne, les Etats-Unis ou le Japon. De 1986 à 1990 les flux totaux d'investissements recensés par le FMI atteignent 650 milliards de dollars contre 220 les cinq années précédentes, soit un total de 870 milliards contre 290 pour la décennie précédente. Entre 1998 et 2001, la France et l’Europe ont connu une croissance relativement forte et cette richesse supplémentaire a servi àaccroître un peu l’investissement, à gonfler beaucoup les revenus du capital et à augmenter sensiblement la masse des salaires (essentiellement sous la forme d’embauches supplémentaires). Sous l’effet de la croissance , les entreprises se sont remises à investir, même si elles n’ont consacré à ce poste que 20% de leur valeur ajoutée en 2001 (17,4% en 1997 et 21,3% entre 1980 et 1990). Ainsi siL’investissement est la seule opération économique majeure à avoir une influence tant du côté de l’offre que du côté de la demande ; il se caractérise :
au niveau de la demande par l’effet du multiplicateur d’investissement qui joue. Il montre qu’en définitive une dépense d’investissement supplémentaire se traduit par une augmentation plus que proportionnelle du niveau de la demande. L’effetmultiplicateur est d’autant plus grand que la propension marginale à consommer (augmentation de la consommation/ augmentation du revenu)est forte, c’est-à-dire que les ménages consacrent à la consommation une fraction importante de leur supplément de revenu. et à condition que la propension marginale à importer soit faible (exemple de la politique de relance de 1982 où l’effet multiplicateur pourl’économie française à été réduit par l’accroissement des importations, l’effet multiplicateur a profité aux économies étrangères comme. l’Allemagne)
Au niveau de l’offre l’investissement contribue à accroître l’offre en augmentant les capacités productives. Il correspond à une volonté de produire plus et traduit le désir de croître de l’entreprise. Dans le cas d’un investissement de productivité c’est lacompétitivité de l’entreprise qui est en jeu, elle est rendue possible par la diminution des coûts unitaires de production. L’entreprise peut ainsi gagner des PDM et au plan macroéconomique, ce type d’investissement contribue à améliorer la situation du commerce extérieur (sauf si la propension à importer les biens d’équipements est forte).Quant au profit c’est l’ensemble des richesses créées ,fruit de la croissance .
En fait, si l'on peut dire que le niveau des profits n'est pas sans lien avec le niveau des investissements, ce dernier obéit aussi à d'autres facteurs explicatifs. Ainsi nous aborderons dans un premier temps en quoi le lien entre niveau des investissements et la rentabilité des entreprises est prégnant avant d’analyser les autres facteurs explicatifs de l’évolution del’investissement.
I-Le niveau des investissements n'est pas sans lien avec la rentabilité des entreprises et la compétitivité des Etats

Le lien entre rentabilité et investissement semble fondé sur le plan théorique et vérifié empiriquement.

A- Les fondements théoriques:

Le rôle du profit dans la théorie classique et Keynésienne

- selon les classiques, l'entreprise pour investir...
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