Propos sur le bonheur d'alain

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  • Publié le : 19 septembre 2010
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Intro : Il y a en nous une aspiration incontestable au bonheur. Nous n'aimons pas la souffrance pour elle-même, et nous nous efforçons d'écarter de notre vie les tracas, les peines, la souffrance en général. Cela étant, pouvons-nous nous contenter d'une vie tranquille sans difficulté et sans effort ? Ne faut-il pas dans l'existence une part de souffrance pour qu'elle soit vraiment humaine ? Telleest la thèse que soutient le philosophe Alain dans le livre propos sur le bonheur. Nous l'expliquerons dans ses parties successives et tenterons d'en apprécier la portée.


Conc : En me promenant dans « propos sur le bonheur » d’Alain, j’y ai trouvés de nombreux textes intéressants et des exemples que le philosophe emploie pour expliciter ses propos. Ces textes et ces exemples m’ont poussésà réfléchir sur ce qu'est le bonheur et m’ont amenés à me rendre compte que notre part de responsabilité dans le bonheur est plus grande qu'on ne veut le croire car nous pouvons créer le bonheur pour nous-mêmes et on comprend peu à peu combien nous sommes les auteurs de notre bonheur.
Ainsi, ils répètent largement une vérité indiscutable : le bonheur est possible à une condition incontestablele vouloir vraiment.

En lisant ce livre j’ai trouvé qu'Alain n'aimait pas beaucoup ses Propos sur le bonheur. On sait que cette fameuse méthode reposait sur l'autosuggestion et la répétition. Et il est bien vrai que lisant les Propos sur le bonheur, on peut avoir l'impression d'être en présence d'un homme qui cherche à se persuader qu'il est heureux et ne perd pas une occasion de se le répéter.L'effet de répétition était inévitable dans un recueil de Propos consacrés à un sujet très précis. La littérature, la religion, la politique, l'éducation posent des problèmes très nombreux et très divers et peuvent donc donner lieu à des recueils de Propos d'où les répétitions sont pratiquement exclues. Quand on traite du bonheur, il y a sans doute différentes approches du sujet, mais c'esttoujours le même sujet, bien délimité et, somme toute, assez étroit. Tout au long du texte, on retrouve non seulement les mêmes thèmes, mais souvent les mêmes exemples et, parfois, les mêmes formules. Quant à l'autosuggestion, ce n'est peut-être que la traduction simpliste et caricaturale d'une gymnastique d'esprit qu'Alain conseille en effet de pratiquer. Il est assez clair que les discours qu'unhomme se tient à lui-même ne sont pas étrangers à la façon dont il se comporte. On parle beaucoup aujourd'hui du « mental » d'un sportif pour désigner les dispositions d'esprit qui jouent un rôle essentiel, pense-t-on, dans ses performances ou ses contre-performances. Le champion qui déçoit dit volontiers que « c'est dans sa tête que cela ne va pas » et à ses yeux, curieusement, c'est une sorted'excuse. C'est la raison pour laquelle, sans doute, on a substitué le mot « mental » à celui de « moral », que l'on employait autrefois dans les mêmes circonstances, et qui répondait mieux à l'idée d'Alain. Le « mental » échapperait à notre contrôle, tandis qu'on se sentirait plus ou moins responsable de son « moral ». Les Propos sur le bonheur, précisément, s'efforcent de montrer qu'il dépend del'homme d'avoir de bonnes ou de mauvaises dispositions d'esprit et que c'est en quelque sorte une question de morale plutôt que de psychologie.
On voit, dans les Propos sur le bonheur, que les mots plaisir, joie et bonheur expriment souvent la même idée. Par exemple, dans le Propos qui commence par « Il y a de merveilleuses joies dans l'amitié », c'est de « bonheur » qu'il est question un peu plusloin (P.B. LXXVII). Ailleurs, contestant l'idée que « le bonheur nous fuit toujours », il invoque le « plaisir » d'être latiniste ou musicien (P.B. XLVII). Il traduit la même formule célèbre d'Aristote, tantôt par : « les plaisirs sont les signes de puissances » (P.B. XLVII, 15 septembre 1924), tantôt par : «le bonheur est le signe des puissances » (P.B. LXXXVIII, 12 septembre 1923). Et dans un...
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