Prout

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  • Publié le : 21 avril 2011
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Pradel Devoir philosophie.
Romain
T3 Es
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Sujet : Commentaire du texte d’Holbach, «  Système de la nature », 1990.

Paul Henri Dietrich dit lebaron d’Holbach écrivit son œuvre « Système de la Nature » en 1770. Dans cet extrait, il s’efforce d’anéantir l’idée de l’immortalité de l’âme, d’Holbach poursuivit sa lutte contre l’idée de l’existence d’une âme éternelle alors que tous les hommes souhaitent l’avoir. D’après Spinoza, nous ne désirons aucune chose parce que nous la jugeons bonne, mais nous la jugeons bonne parce que nous ladésirons. Le baron d’Holbach décrit clairement la notion de désir en se servant comme exemple de l’immortalité de l’âme. Le désir est une tendance qui nous porte à accueillir ce que l’on n’a pas ou ce que l’on n’est pas. Il s’applique aussi à ce que l’on appelle déjà mais se nourrit de la perspective que l’avenir pourrait nous l’enlever. C’est dans ce contexte-là que nous nous poserons la question :Comment est vue la notion de désir dans cet extrait et si le désir peut être satisfait. Après avoir défini la notion et la vision de l’auteur en deux parties, nous nous efforcerons de montrer si le désir peut être satisfait.

Dans un premier temps, le baron d’Holbach expose l’idée d’une grande partie de la population au sujet de la question sur l’externalité de l’âme. D’après lui, les hommes sontcommandés par leurs désirs, ce qui a une conséquence sur leurs actions et même sur ce qui constitue l’essence de l’homme, les désirs orientent les jugements. Ils ne se contentent pas de nous faire tendre vers ce que l’on juge bon ou bien, mais c’est par son emprise que l’on juge quelque chose. Ensuite, il explique que les hommes confondent les désirs et la réalité : «  ce désir se convertit poureux en certitude… ne cesserait d’exister. »(L4 à l7). D’après le baron d’Holbach, lorsque l’esprit se manifeste, le désir produit souvent une vive émotion qui perturbe le jugement et empêche de considérer l’objet désiré avec prudence, d’où le risque d’une soumission excessive à ses désirs de plus en plus nombreux, ou de plus en plus intenses. L’auteur présente un défaut de l’homme qui est celui dela naïveté car « le flattait en lui promettant que son désir serait un jour satisfait ».
Dans les deux derniers paragraphes, l’auteur pose ses arguments pour détruire un idéal qui est pour lui banale : l’immortalité de l’âme. La philosophie désigne par le terme passion, un état psychologique, un sentiment subi par l’individu, pouvant aller jusqu’à l’envahir totalement en devenant son uniquepréoccupation. La passion est source de douleur et marque d’une dépendance. Le désir est à la racine de toutes les passions et actions humaines et tous les désirs d’une même personne ne sont que les multiples expressions d’un même désir de vivre selon ses déterminations propres, c’est ce que Spinoza nomme « Conatus », qui est le désir de se conserver et de persévérer dans son être, ou effort parlequel toute chose tend à réaliser son essence. Le désir est le déploiement de la puissance d’exister. Dans le dernier paragraphe, l’auteur énumère une série de question philosophique sur la vie en générale et comment cela fonctionne. Pour lui, la vie est « la somme des mouvements de tout le corps ; un sentiment et la pensée sont une partie de ces mouvements ; ainsi dans l’homme mort ces mouvementscesseront comme tous les autres. » Après avoir étudié sa théorie, nous allons maintenant nous demander si le désir peut être satisfait.

Le baron d’Holbach a dit « Il faut que le désir soit irrité par des obstacles. L'homme qui n'a rien à désirer est à coup sûr plus malheureux que celui qui souffre. » On parvient d’autant mieux à réguler l’exercice et la force du désir que l’on sépare...
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