Psychanalyse de l'adolescence

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  • Publié le : 21 décembre 2010
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La psychanalyse et les « agirs » Historique Conceptualisation Cadre nosographique Thérapeutique Bibliographie |
Le terme « agirs » est employé ici dans le même sens que « actings » ou « passages à l'acte », soit une substitution de la pensée par l'acte. Une confusion a toujours existé entre l'action, ou mise en acte de la pensée et réalisation d'un acte pour remplacer le travail dementalisation.
P.L. Assoun (1985), en étudiant l'acte chez Freud, remarque qu'il n'a pas été réellement traité en tant que tel, le souci de Freud étant de le rattacher aux mouvements psychiques sous-jacents. Il est beaucoup plus question de l'action comme aboutissement des motions pulsionnelles après l'intervention du travail psychique. C'est la définition de » l'action spécifique » par laquelle uneexcitation sexuelle se transforme soit en poussée et décharge accompagnée de satisfaction lorsqu'elle rencontre l'objet, fût-ce de façon hallucinatoire, soit en angoisse lorsqu'elle en est empêchée par des processus internes.
Pour cet auteur, on retrouve les actes sous forme d'actes symptômes comme expression de motivations inconscientes, ou d'actes-répétition animés par la compulsion de répétition(reprises d'un traumatisme initial) ; quant aux actes du pervers, ils tendent à annuler toute intériorité.
HistoriqueL'ambiguïté demeure dans les diverses appellations entre action et acte, de même entre réalisation du fantasme et comportement. J. Laplanche et J-B. Pontalis, dans leur « Vocabulaire » (1967), traduisent le terme « Agieren » utilisé par Freud à plusieurs reprises par « mise enacte » en soulignant la forme transitive de transformation de la pulsion en acte. « Acting out » a prévalu longtemps du fait que les anglo-saxons se sont préoccupés très tôt des formes pathologiques proches de la psychose se manifestant par des troubles du comportement. « Out » étant utilisé dans le sens « sortie de soi » et non hors de la cure comme on le comprend souvent, de sorte qu'unedistinction entre « acting in », se manifestant dans la cure et « acting out », en dehors, n'est pratiquement plus utilisé.
En 1967 le rapport de J. Rouart au congrès des psychanalystes de langues romanes, intitulé : « "Agir" et processus psychanalytique », traduit le souci de demeurer au plus près de la clinique de la cure. Il distingue en effet les actings en rapport avec l'inconscient et avec letransfert, de ceux qui entrent dans la catégorie des troubles du comportement, plus souvent étudiés d'ailleurs par les auteurs anglo-saxons.
Le congrès de 1986 sur « Fantasme et action », titre du rapport de M. Perron-Borelli et R. Perron (1987) traduit la même préoccupation. Cependant le terme « passage à l'acte « est plus communément employé en France à partir de cette époque.
Ce désir de« coller » à la cure pourrait bien venir de la nécessité de se différencier ou, en tout cas, de ne pas entretenir de confusion avec la pratique de la psychiatrie dont le terme « passage à l'acte » fait référence à de nombreux troubles du comportement baptisés parfois un peu trop facilement « psychopathie.»
Reste par ailleurs le problème de la démarcation avec la criminologie. Lors d'un congrès publié en1949, Anna Freud a opposé les actings out des névrosés à ceux des délinquants, des toxicomanes et des déséquilibrés.
Lors du congrès de criminologie à Rome, en 1950, S. Lebovici, P. Mâle et F. Pasche, (1951) ont publié dans la revue française de psychanalyse un texte sur « Psychanalyse et criminologie.» Ils ont souligné, entre autres choses, la nécessité de ne pas confondre fantasmes et actes.Le crime d'dipe, fondement de la théorie analytique, est de l'ordre du fantasme, de la construction psychique et n'est pas à transposer purement et simplement pour expliquer le parricide.
De nombreux auteurs, par ailleurs, ont tenté de cerner la personnalité du criminel, en mettant l'accent, notamment sur le fonctionnement de type narcissique.
On peut dire, en définitive, que les diverses...
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