Psychologie et cheval

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Présentation de la méthode de débourrage de Nicolas Blondeau
À la fête du cheval de Montferrat le 01 septembre 2007

Le pôle hippique de Montferrat a accueilli le 1er septembre 2007 une vingtaine de cavaliers de la région paca rassemblés autour de Nicolas Blondeau, venu présenter sa méthode de débourrage du jeune cheval.

Nicolas Blondeau a consacré plus de vingt ans à fixer ses principes dedébourrage. Il est installé à Saumur. Il y dirige depuis mai 2005 l’école Blondeau, devenant ainsi l’un des huit opérateurs en équitation dite éthologique agréés par la FFE. Basée sur l’harmonie, l’efficacité et la rapidité, cette méthode se réclame de la tradition équestre française. Homme de cheval érudit, il cite volontiers les grands écuyers français, pour mettre en avant les racines de saméthode.

Pour animer le stage, les cavaliers avaient mis à sa disposition des jeunes chevaux difficiles et/ou à débourrer.
De quoi mettre à l’épreuve l’efficacité du travail proposé.

La matinée a été consacrée à la démonstration.

Dés le premier contact dans le box, Nicolas Blondeau recherche la confiance du poulain.
Il met en avant l’importance de la voix. Il parle beaucoup mais avec peude mots : « Oui voilà » pour rassurer, un « Non » qui claque pour corriger, « Allez » pour le mouvement en avant, « Recule » pour le reculer. Des codes vocaux simples qui doivent faciliter la communication.
Il touche le cheval sur tout le corps en insistant sur la tête, les oreilles et la mobilité de la queue.
Il s’assure ainsi qu’il n’existe pas de zones sensibles au contact desquelles ils’exposerait à des réactions violentes.
Après quelques minutes, le cheval est équipé d’un filet à mors simple. Une longe est placée en Colbert (au-dessus de la nuque) pour simuler l’action des rênes sur les commissures des lèvres.
Par actions discontinues mais fermes, l’encolure est ployée par effet direct à droite puis à gauche.
Simultanément avec ce début de travail d’incurvation, la queue estmobilisée vers le haut pour vérifier ou solliciter la décontraction générale, avant de pincer la corde du jarret jusqu’au lever du postérieur dont Nicolas Blondeau se saisit jusqu’à obtenir un relâchement complet.
Cette sollicitation vers le jarret simule l’action de l’étalon qui marque ainsi sa domination.
L’étape suivante amène le cheval à céder à la traction sur la longe pour se mettre en avant.Une baguette de noisetier est agitée tout autour du cheval, vient frapper la paille puis caresser le poulain.
Il ne doit pas craindre les outils utilisés. Elle matérialise le prolongement du bras.
L’action ferme de cette baguette de noisetier sur l’encolure peut alors renforcer la traction du cavalier qui cherche à faire venir le cheval à lui.
Au premier pas en avant, la traction cesse. Lepoulain associe vite la proximité de l’homme au confort.
La mise en place de ce code servira, une fois en selle, à mettre le cheval en avant sur la tension des rênes et sous l’action de la baguette sur l’épaule.
Nicolas Blondeau insiste à ce stade sur l’importance de ne pas utiliser l’instinct de fuite pour créer l’impulsion. Il faut susciter l’envie et ne jamais utiliser la peur.
C’est selon luila condition pour avoir un cheval relâché dans la rectitude.
Rapidement, le poulain tourne autour de lui, dans le box, aux deux mains, sur des actions de plus en plus légères, « à deux doigts ». Il s’est passé une trentaine de minutes quand le cheval est amené en main, au pas, à travers les écuries jusqu’à l’extérieur, en appliquant le principe « traction vers l’avant sur la longe, ordre vocal demouvement, action de la baguette sur l’épaule».
Pas de débordements puisque le trajet est ponctué de transitions jusqu’à l’arrêt, sous l’action de la longe du bas vers le haut, comme on le fera monté plus tard.

Bluffés....

A l’extérieur, Nicolas Blondeau a fait installer un van qu’il prend le temps de présenter au poulain. Il le contourne à plusieurs reprises.
Le poulain s’approche...
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