Psychologie

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  • Publié le : 19 novembre 2011
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La consultation psychiatrique est toujours entachée de méfiance par ce qu’elle sous entend toujours l’idée péjorative de folie et d’atteinte à la dignité, elle n’est toujours pas entrée dans les habitudes de la société. Il arrive que les gens préfèrent souffrir en silence, perdre beaucoup de temps et laisser leur maladie évoluer que d’aller consulter en psychiatrie ou même chez un psychologueconsultation qui aurait épargné beaucoup de maux désagréables, car dans leur esprit la prise de psychotropes , de tranquillisants est toujours synonyme de toxicomanie et de détérioration mentale.

L’annonce de la maladie mentale d’une personne, déstabilise le plus souvent l’ensemble des membres de la famille. Par suite d’une telle nouvelle, la famille traverse en effet une périoded’adaptation et de deuil.

Il faut se rappeler que la famille est un tout et que les actions de chacun de ses membres ont des répercussions les uns sur les autres. A partir de cette réalité, chacun d’eux réagira différemment. Il est fréquent par exemple que les parents se culpabilisent, que les frères et sœurs s’interrogent sur leur hérédité et que les conjoints s’interrogent au sujet des nouvellesresponsabilités qu’ils auront a assumer. L’état de leur proche engendre des sentiments de : crainte, déception, honte, culpabilité et abattement.

Généralement on trouve que les premiers recours face à la maladie mentale sont les pratiques magico-religieuses qui souvent retarde la prise en charge du malade mental. C’est la représentation sociale de la maladie mentale prédominante etl’explication surnaturelle qui trouve son fondement dans la culture des individus de notre société (y-compris les intellectuels). Ce sujet représente un autre problème qui se pose, c’est un problème de confusion entre «Rokia charia» et l’escroquerie des charlatans qui profitent de la souffrance de ces familles qui recherche des explications et des solutions immédiates quel que soit le prix.

Lamaladie mentale dans notre société est encore reliée aux tabous et aux préjugés, ces derniers ont des impacts négatifs sur les réactions de la famille envers leur proche atteint d’une maladie mentale. (par exemple, la famille essaye de cacher leur malade du regards de leur entourage en raison de lui protéger ou par ce qu’ils ont honte de lui , des fois elle arrête le traitement parce qu’un de leursconnaissances leur a conseiller de l’arrêter car il ne s’agit que des « drogues » et sa ne fait qu’empirer l’état de leur proche…)

Une personne atteinte d’une maladie mentale perd souvent son autonomie et devient le « fardeau » de la famille, cette dernière essaye de fournir le maximum des besoins de leur malade juste pour éviter les problèmes qu’il pourrait créer, et pour garder unemaison paisible, et surtout « éviter » des scandales dans le voisinage. Ces anticipations négatives et ces attitudes, suscitent chez la personne atteinte d’une maladie mentale des sentiments d’infériorité et d’incapacité, ça conduit également vers la désocialisation.

La perception sociale des maladies mentales reste d’une manière prédominante négative et inclut plusieurs représentations,parmi les idées fausses qui circulent sur une personne atteinte d’une maladie mentale :

- Violente et dangereuse,

- Incompréhensible,

- N’a rien de positif à apporter,

- Elle ne guérit pas,

- Il faut s’éloigner d’elle,

- Elle peut être criminelle… et fondamentalement « différente ».

L’incompétence, la violence, le danger et même lacriminalité… Une telle idéation, stigmatise le malade mental (même sa famille) et appauvrit son réseau social (une personne atteinte d’une maladie mentale ne peut pas nouer des liens sociaux permanents car elle tend à être exclue des activités et des relations que procure la vie sociale)...

Souvent les sentiments éprouvés pour la personne atteinte d’une maladie mentale fluctuent, passant...
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