Psychopathologie de la vie quotidienne

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  • Publié le : 3 janvier 2011
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Psychopathologie de la vie quotidienne

Lapsus, actes manqués, oublis, souvenirs écrans, maladresses…

Psychopathologie de la vie quotidienne est un livre que Freud a écrit en 1901, alors qu’il poursuivait ses recherches sur le rêve. Cet ouvrage de base demeure fondamental pour tous ceux qui s'intéressent à la psychologie.

Contexte historique de l'œuvre de Freud, les actes courants de lavie quotidienne
Cet ouvrage révèle quelle était la méthode de recherche de Freud, l’analyse de cas multiples tirés de la vie quotidienne, tant la sienne que celle de ses collègues, amis ou patients, dont les découvertes lui ont permis de trouver une explication aux actes les plus courants de la vie quotidienne (lapsus, actes manqués, erreurs de lecture ou d'écriture, etc.). Ce livre dont larédaction est presque contemporaine de l’Interprétation des Rêves est agréable à lire en raison des multiples exemples qui le composent, avant le dernier chapitre sur le déterminisme où Freud se livre d’avantage à l’analyse de ces exemples.

Psychopathologie de la vie quotidienne : le processus de notre fonctionnement psychique
Dans ce premier chapitre, Freud cite le cas de son propre oubli du nom dupeintre italien Signorelli, auteur des fresques de la cathédrale d’Orvieto. Il explique comment dans ce cas d’oubli de noms propres, il y a comme un déplacement, une fausse route dans le processus habituel de la mémoire, qui s’explique par le refoulement des choses auxquelles ce nom est associé, soit directement, soit symboliquement : « j’ai oublié le nom Signorelli en refoulant les chosesauxquelles ce nom était lié ».

L'oubli de noms étrangers, les oublis accidentels et le refoulement
L’oubli de noms étrangers. Freud cite le cas d’un jeune ambitieux qui oublie une partie d’un vers de Virgile, le mot « aliquis » lui évoquant, à la demande de Freud, toute une série d’associations d’idées : liquides, reliques, sang… de fil en aiguille, Freud montre à ce jeune homme que l’oubli «accidentel » de ce nom est en fait la marque du refoulement d’un fait : l’amie de ce jeune homme est enceinte, arrêt des règles, arrêt du liquide, du sang : il s’agit là d’une association extérieure entre l’un des éléments de la représentation de l’interlocuteur et un élément de son désir contrarié.

Les souvenirs écrans de notre enfance et les lapsus
Le « souvenir écran ». un souvenir de l’enfance enocculte un autre, il s’agit comme d’un fil rouge indiquant un souvenir plus enfoui, moins conscient, mais plus troublant pour la personne : comme pour l’oubli de noms, il y a un déplacement pour refouler ce trouble.

Erreurs de lecture, d'écriture, conflit intérieur
Erreur de lecture ou d’écriture : il s’agit là d’une condensation d’idées, qui expriment là aussi quelque chose de refoulé. Dansla majorité des cas, Freud observe que ces erreurs manifestent en fait le désir secret de la personne qui déforme le texte, il y a comme un conflit intérieur qui est révélé par le trouble de la parole.

Méprises et maladresse, double sens et intentions symboliques
Méprises, maladresses : la méprise actuelle peut en représenter une autre, plus ancienne, pour la faire revenir à la mémoireconsciente de la personne qui commet cette méprise. Freud souligne également le double sens que l’on peut trouver dans les mots « chute, faux pas, », ou par exemple la destruction d’un objet révèle l’intention symbolique de la personne, par exemple tel jeune homme qui casse un vase symbolisant pour lui le corps de la jeune fille qui lui a offert ce vase…

Les actes symptomatiques et accidentels,erreurs, les associations d'actes manqués
Actes symptomatiques et accidentels : ils expriment, selon Freud, quelque chose que l’auteur de cet acte ne soupçonne pas au niveau conscient, ou qu’il entend garder pour lui. Par exemple, la jeune épousée malheureuse qui perd son alliance… Freud souligne ainsi la lecture symbolique que l’on peut faire de la perte d’un objet.
Les erreurs : Freud démontre...
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