Puissance etats-unis

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  • Publié le : 23 avril 2010
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Introduction
La superpuissance des États-Unis est multiforme : aucun domaine de l’exercice habituel de la puissance d’un pays n’échappe à l’éminence étatsunienne. Les aspects à envisager sont donc nombreux, tout comme sont nombreuses les modalités d’inscription de cette superpuissance dans l’espace mondial. Il semble intéressant de rapprocher les aspects et les modalités d’inscription dansl’espace au lieu de les traiter séparément. Cela amène au plan suivant : la puissance économique et financière et ses manifestations géographiques ; l’éminence technologique et culturelle, du fait ponctuel à la diffusion mondiale ; la domination géopolitique, du centre de Washington à la couverture mondiale.
I. La puissance économique et financière et ses manifestations géographiques
Lasuperpuissance Étatsunienne dans le domaine économique concerne tous les secteurs :
• Agricole, avec un espace national organisé en régions plus ou moins spécialisées (évolution des « belts »), et une diffusion mondiale des produits, diffusion qui peut devenir une arme (arme verte : voir partie géopolitique). Puissance agricole symbolisée par le marché international des céréales à Chicago. Donc,articulation spatiale entre des régions productrices et un centre de portée mondiale.
• Industriel, avec une traduction spatiale à plusieurs échelles et sous différentes formes. La puissance industrielle s’ancre dans le territoire national (régions productrices de minerais et d’énergie, du Golfe du Mexique à l’Alaska, en passant par les Rocheuses : régions de fabrication, comme le Nord-est ou laSunbelt). Elle s’appuie sur tout un réseau de filiales disséminées dans le monde, filiales qui, avec la maison-mère, localisent leurs sièges sociaux dans l’archipel métropolitain mondial. En outre, elle recourt à des pays-ateliers* **où la main-d’œuvre est peu coûteuse, pays qui dépendent des centres de conception situés ailleurs. On a là une inscription complexe dans l’espace mondial : des régions,des localisations externes, des réseaux et des nœuds à l’articulation de tout cela, ces nœuds correspondant aux **métropoles étatsuniennes* en général, et aux villes globales en particulier (New York, Chicago, Los Angeles).
• Financier, avec ce puissant centre mondial qu’est la Bourse de Wall Street à New York. Elle s’inscrit dans ce chapelet mondial de bourses, apanages de certaines métropoles,qui se relaient dans leur fonctionnement, en raison du décalage horaire, et qui impulsent des flux financiers invisibles mais bien réels.
• Commercial, avec des ports maritimes (New York) et des « hubs » aéroportuaires puissants (Atlanta). La traduction spatiale la plus manifeste de cette puissance commerciale est l’existence de deux interfaces littorales parmi les plus actives du monde : lafaçade atlantique et la façade californienne. On peut aussi évoquer les flux que gèrent ces façades, flux puissants avec les autres pôles de la Triade, moins puissants avec l’Amérique du Sud, et faibles avec l’Afrique. Ces flux concernant le commerce étatsunien conditionnent une large part du trafic des ports géants mondiaux, comme Rotterdam ou Singapour.
II. L’éminence technologique etculturelle, du fait ponctuel à la diffusion mondiale
L’importance de la technologie dans la puissance étatsunienne est bien connue.
• Géographiquement, elle se traduit par l’existence de pôles technologiques ou de technopoles (Boston, Silicon Valley, Triangle Research Park), qui combinent laboratoires privés, entreprises « High Tech » et universités prestigieuses (MIT, Stanford, Berkeley), voirerecherche et conquête spatiale (NASA, Cap Canaveral).
• Cette forme ponctuelle de la géographie de l’innovation, là encore portée par *les métropoles **de tous rangs, se double de **flux* d’une toute autre ampleur géographique, qu’il s’agisse du « *brain drain* », à partir de l’Europe (de l’ouest, et depuis une quinzaine d’années, de l’est), de l’Asie et de l’Afrique (qui se plaint du pillage...
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