Qu'est-ce que la philosphie

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  • Publié le : 8 novembre 2009
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La philosophie nous est présentée par de nombreux philosophes comme une science. Chez Descartes, elle est même considérée comme la base de toutes les sciences, la discipline la plus ultime. Aussi ce texte de Russell nous dit que « la valeur de la philosophie doit être cherchée pour une bonne raison dans son incertitude même », le fait qu’elle ne puisse pas nous donner des réponses exactes etdéfinitives comme c’est le cas des mathématiques. Cette affirmation pourrait être considérée comme contradictoire avec l’idée que la philosophie soit une science elle même, du fait qu’une discipline, qui se veut rationelle, puisse tirer sa valeur du fait qu’elle est incertaine. Comment comprendre donc ce paradoxe, sous la plume de quelqu’un qui est pourtant lui-même considéré comme un grand philosopheet logicien ? C’est qu’il ne s’agit pas ici d’une critique mais plutôt d’une réflexion qui vise à expliquer la spécificité du discours philosophique. On proposera une explication linéaire du texte en le décomposant en trois principaux moments.
On verra dans un premier temps comment Russell caractérise la vie d’un individu qui vit sans philosophie, et comment sa vision du monde est raccourcie àses propres convictions.
Dans un second temps, on s’attaquera à la façon dont l’auteur caractérise en quoi consiste la valeur unique de la philosophie.
Finalement, dans une troisième partie, on analysera quels sont les bénéfices que Russell montre qu’on peut tirer en exerçant une vie philosophique active, c’est à dire ce qu’elle apporte à l’être humain.

Le texte de Russell nous présente audébut quelles sont les conséquences pour un individu de vivre sans l’apport de la philosophie. L’auteur nous dit que vivre sans philosophie, c’est vivre avec notre sens commun, nos croyances issues de notre temps et notre pays, et nos convictions personnelles.
Platon et Aristote, pères de la philosophie, nous disent que toute pensée philosophique commence par l’étonnement. Du fait qu’on s’intérrogesur la chose la plus banale même, on fait donc de la philosophie. Donc Russell veut nous dire que vivre sans s’étonner, sans se questionner à propos de ce qui nous entoure, équivaut à croire tout ce qui nous vient du sens commun, idées qu’il qualifie de « préjugés » et que selon lui nous « emprissonent » comme si nous étions des victimes, mais aussi aux « croyances habituelles à son temps et à sonpays ».
Russell veut ainsi nous faire voire qu’il ne faut pas croire aux choses sans s’y demander. Peut être ce que l’on voit d’une façon peut être en réalité une autre chose, et nous la voyons d’une telle façon à cause de nos sens. De cette façon, nous serions des victimes de nos sens, de ce que l’on peut voir et sentir, de ce qui vient de notre sens commun
L’auteur assosie aussi cette idée devivre sans philosophie avec les convictions issues « sans la coopération ni le consentement de la raison ». Il introduit de cette façon une notion essentielle dans toute pensée philosophique que c’est l’usage de la raison.
Il serait intéressant d’abord de définir ce que c’est la raison. D'abord, dans n'importe quel bon dictionnaire on nous dira que la raison, c'est la faculté ou la capacitéhumaine permettant à l'homme de saisir, de comprendre, de déduire, des relations entre des idées et ainsi de connaître la vérité. En ce sens, la raison est distincte de l'imagination, de l'effectivité (des émotions et des désirs), de l'intuition, de la foi religieuse, de l'instinct et finalement, de l'expérience. On a fait de la raison le trait distinct de l'être humain.
Aristote, l'élève de Platon,définit l'être humain comme un être raisonnable; la raison, c'est ce qui distingue l'homme de l'animal. L'animal ne raisonne pas; il est guidé par ses instincts. L'homme est capable de raisonner. C’est donc porquoi l’homme est invité à utiliser sa raison : c’est dans son essence même.
Un individu qui vit hors l’usage de la philosophie, hors de s’intérroger, nous explique Russell, vit sans...
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