Que penser de la peine de mort. dissertation 2nd

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  • Publié le : 31 décembre 2009
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Que penser de la peine de mort ? Dissertation 2nd

Plus de la moitié des pays du monde, soit 112 pays, ont choisi d’abolir la peine capitale. Le total des pays non abolitionnistes s’élève à 83. En 2002, 3248 personnes furent condamnées à mort et au moins 1526 exécutées. Cette sanction définitive a été abolie par la plupart des pays dits « démocratiques »et de plus en plus de pays dits «non démocratiques »l’abandonnent également. Elle encore présente surtout dans les pays totalitaires.
Que faut-il alors penser de la peine capitale ? Est-ce la solution de condamner à mort quelqu’un ayant commis un crime, aussi odieux soit-il ? Les « pour » et les « contre » défendent fermement leur avis. Pour comprendre pourquoi cette sanction est tant défendue mais aussi tant contestée, nousénoncerons d’abord les arguments des partisans puis ceux de rétracteurs.

La peine de mort est exercée depuis plusieurs millénaires. Lorsqu’une personne a commis un crime envers la société, cette sanction a souvent été appliquée. Aujourd’hui elle est encore présente dans plus de 80 pays pour trois raisons principales.
Tout d’abord, les non abolitionnistes considèrent la peine de mort come lechâtiment. Pour eux, il s’agit du meilleur moyen pour « rendre justice ». Prenons l’exemple d’une personne quelconque. Admettons que celle-ci aie tué quelqu’un. Par conséquent, elle doit être tuée. Cela établit une relation simple : l’homme qui a ôté volontairement la vie de quelqu’un doit être exécuté. Gardons cette même personne. Que ressentent la famille et les proches de la victime ? Queréclament-ils ? La mort de l’assassin évidemment ! Certes l’exécution ne fait pas revenir la victime, mais au moins la famille de la victime est apaisée car elle sait qu’il n’est plus possible que ce mal frappe à nouveau. Quant au problème de la condamnation par erreur, les non-abolitionnistes défendent cela en disant qu’une erreur judiciaire et une erreur judiciaire et qu’un condamné à mort par erreur n’estpas pire qu’un criminel en liberté. La question de condamnation des innocents n’est pas celle de la peine de mort mais de la faillibilité de la justice.
Ensuite, les partisans de la peine capitale défendent le fait que cette sanction définitive est dissuasive et préventive. Avant 1933, les exécutions se faisaient en public et n’importe qui pouvait y assister mais bien sûr, personne ne souhaitaitse trouver sous la guillotine à la place du condamné. Ainsi, cela n’incite pas du tout à d’autres personnes de commettre des crimes car ils savent ce qui les attend. De plus, nous ne savons pas si la peine de mort fait baisser le taux de criminalité, mais ce dont on est sûr, c’est qu’elle ne le fait pas monter. Son impact n’est donc pas nul. Elle n’a pas seulement un effet dissuasif mais aussi uneffet préventif. Lorsqu’un criminel est exécuté, il est certain qu’il ne pourra pas récidiver. Mieux vaut également une erreur judiciaire entraine la condamnation d’un suspect, que la mort de nouvelles victimes qui n’auront pas pu passer devant un tribunal. Il y aura toujours plus de victimes de récidivistes libérés que de condamnés à mort par erreur. Avec la peine capitale, cette probabilité derécidive n’est que moindre.
Enfin, les non-abolitionnistes considèrent que cette sanction a des avantages au point de vue économiques et ils remettent fortement en cause la prison à perpétuité. Il est choquant que l’on paie une incarcération à vie pour un meurtrier. L’exécution coute moins cher. Il vaut mieux consacrer les ressources limitées dont la société dispose (hommes, temps, argent) pourdévelopper ceux-celles qui n’ont fait de mal à personne et qui le méritent largement plus, que de s’occuper des anciens criminels pour qu’ils reviennent sur le bon chemin. Les partisans de la peine de mort considèrent que la prison à perpétuité est tout aussi inhumaine : c’est condamner quelqu’un à vivre tout en sachant que la personne ne sortira jamais. Ils ajoutent que ce n’est pas d’être...
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