Que signifie l'expression l'homme est un animal métaphysique ?

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  • Publié le : 9 octobre 2010
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L'expression « l'homme est un animal métaphysique » a été utilisée pour la première fois par Arthur Schopenhauer dans le monde comme volonté et comme représentation. La comparaison de l'homme et de l'animal est frappante au premier abord, puisque justement, de tous temps, les philosophes ont cherché à montrer la particularité de l'homme par rapport aux animaux. Mais le terme de métaphysique vientnuancer cette idée, donnant à l'homme une place à part.
Nous allons donc, dans une première partie, chercher à comprendre le sens du mot métaphysique dans cette expression . Ensuite, nous montrerons les points communs puis les différences entre l'homme et l'animal.

I- L'ambiguïté du mot métaphysique

A/ Les origines du mot
Étymologiquement, le mot se compose d'une préposition greque metáau sens imprécis puisqu'elle peut signifier : « au milieu, parmi, avec, entre, après ». C'est ce dernier sens qui explique l'apparition du mot et physika la physique.
Le mot a été utilisé pour la première fois par Andronicos de Rhodes qui a reclassé la collection des écrits d'Aristote et a appelé ceux qui arrivaient après la métaphysique.

B/ Un mot, des définitions
Les platonitiens ontdéfini la métaphysique comme étant "La discipline qui considère les réalités entièrement séparées de la matière et la pure activité de l'intellect en acte et de l'intellect en puissance, celle qui est élevée à lui du fait de l'activité, tout cela ils l'appellent théologie, philosophie première et métaphysique, puisque cela se situe au-delà des réalités physiques" (Commentaire sur la 'Physique'd'Aristote, I, 21,
Puis la définition a évolué et s'est diversifiée. Aujourd'hui, le mot métaphysique a plusieurs sens :
=> « science de l'être en tant qu'être, recherche et étude de premiers principes et des causes premières, connaissance rationnelle des réalités transcendantes et des choses elles-mêmes. »
=> « ensemble des connaissances tirées de la raison seule, indépendamment de l'expérience »=>« partie de la philosophie qui s'intéresse à la connaissance de l'être absolu, aux principes premiers et premières causes. » C'est cette définition que nous allons utiliser car c'est celle qui semble le mieux convenir à ce qu'explique Schopenhauer.

II- L'homme : un animal avant tout

A/ La vision scientifique
Scientifiquement, l'homme est un animal. Il fait partie de plusieurs groupesd'animaux tels que les eucaryotes ou les mammifères. Plus précisément, il fait partie du groupe des homininés, qui regroupe les hommes et d'autres espèces comme le gorille ou le chimpanzé. L'homme possède d'ailleurs 99% de gènes en commun avec le chimpanzé.

B/ Un corps et des besoins
D'autre part, l'homme est comparable à l'animal sur de nombreux autres points : il a des besoins, comme ceux desanimaux. En effet, les besoins diffèrent selon les espèces et l'homme a les siens mais il en a : le besoin de se nourrir, de respirer, …
L'homme a également des pulsions, même si il peut les contrôler, ce qui les différencie des animaux. C'est ce que Freud appelle le ça.
D'autre part, d'après Aristote (de l'âme), il y a plusieurs types d'âmes, et posséder l'un ou l'autre de ces types fait dequelque chose ce qu'il est. Par exemple, l'âme végétative, qui est la capacité à se nourrir et se reproduire est le minimum que doive posséder un être vivant. Si de plus, un être vivant possède des facultés sensitives et perceptives, alors il est considéré comme un animal. Or, les humains ont, entre autre, toutes ces facultés.

C/ Des ressemblances comportementales
Enfin, dans certains cas, lecomportement des hommes et de certains animaux est très semblable. Il s'agit notamment du comportement lié à la recherche du pouvoir. Par exemple, chez les chimpanzés, qui sont nos plus proches parents, on voit des comportements qui rappellent celui des hommes. En effet, les chimpanzés en arrivent à s'entretuer pour obtenir le pouvoir. D'ailleurs, l'ethnologue Frans de Waal compare cette soif de...
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