Quels sont les effets du developpement du secteur tertiaire sur le travail et l'emploi

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  • Publié le : 2 janvier 2011
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LE POEME : STRUCTURE ET RYTHME

1) Le vers traditionnel

En France, la tradition oppose le plus souvent vers et prose. « Vers » vient du latin versus, ce qui veut dire « sillon » – métaphoriquement, on rapproche les lignes tracées par la main du poète du sillon tracé par les allers et retours de la charrue ; il s’agit de mettre en évidence un geste créateur qui va rendre fertile unsupport vierge.
La prose, elle, vient du latin prosa, dérivé de prosus, « qui va en avant ». C’est donc un discours rectiligne, qui se déroule telle une ligne droite sans revenir en arrière. La prose a pour objectif l’expansion, tandis que le vers fonctionnera davantage sur le balancement, la répétition, le refrain, qui le rendent si reconnaissable.

¤ Unités de base

L’étude des vers s’appelle lamétrique. La mesure du vers est le mètre, et consiste en pieds, ou syllabes.

Il existe plusieurs types de vers. A partir du 16e siècle, les plus répandus sont l’octosyllabe, vers de 8 syllabes, et l’alexandrin (le vers roi, noble par excellence), vers de 12 syllabes. Leur règne dure encore dans la poésie française malgré les nombreuses révolutions poétiques.
La césure joue un rôle essentieldans le cas de l’alexandrin, qu’elle divise en deux parties égales appelées hémistiches. Elle se place alors toujours après la sixième syllabe, comme dans cet alexandrin de Paul Eluard (1926) :

« La.cour.be.de.tes.yeux/fait.le.tour.de.mon.cœur. » (barre oblique = césure)

Outre l’alexandrin et l’octosyllabe, on trouve aussi le pentasyllabe (5), l’hexasyllabe (6), l’heptasyllabe (7),l’ennéasyllabe(9), le décasyllabe(10), l’hendécasyllabe(11).
Les vers courts ne comportent pas de césure ; il y en a une à partir de 8 syllabes.

¤ Le décompte des syllabes

- le e muet

Il s’agit d’une particularité française au rôle primordial. A l’oral, le e est souvent éludé (« Tu’l’vois ? » pour « tu le vois »), notamment dans la langue familière. La poésie moderne et la chanson populaire ontd’ailleurs tendance à adopter cet escamotage. Deux figures de style sont employées de plus en plus couramment : l’apocope et l’aphérèse.
L’apocope consiste à couper la fin du mot, comme dans vélo, alias vélocipède, ciné pour cinéma, etc...
L’aphérèse est le phénomène inverse : on retranche le début du mot, comme dans bus, utilisé pour autobus.

Néanmoins, cette libéralisation est trèscontemporaine. Dans le vers traditionnel, l’emploi du e muet est soumis à un code strict. Son usage, codifié au 17e siècle, détermine largement celui des 19e et 20e, qui s’y soumettent ou s’en écartent. Les règles sont les suivantes :

- En fin de vers, le e ne compte pas.
- A l’intérieur du vers, le e se prononce s’il précède une consonne. Il compte alors pour une syllabe.
- A l’intérieur duvers, le e ne se prononce pas s’il précède une voyelle. Il est élidé : c’est le phénomène d’élision.

Exemple :

« Beaux et grands bâtiments, d’éternelle structure,
Superbes de matière et d’ouvrages divers,
Où le plus digne roi qui soit en l’univers

Aux miracles de l’art fait céder la nature. »

(vers de Malherbe, fondateur de l’usage classique, composés en 1607 à la gloire d’Henri IVet du château de Fontainebleau)

On le voit ici : « structure » et « nature » comptent chacun pour deux syllabes ; dans les deux cas, le e final ne se prononce ni ne compte.
« éternelle » compte pour 4 syllabes ; « superbes », « ouvrages » et « miracles » comptent chacun pour 3 ; « digne » pour 2. A chaque fois, le e se trouve devant une consonne : il compte.
Dans « matière », le e précède unevoyelle, il est alors élidé : le e muet final ne compte pas comme syllabe.

- Diérèse, synérèse, hiatus

Parfois, le poète doit rééquilibrer le mot pour obtenir le vers souhaité. Il faut alors altérer la prononciation pour retrouver le compte exact. La diérèse sépare une syllabe unique en deux syllabes distinctes. Elle rallonge le mot, en faisant compter pour deux syllabes ce qui...
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