Queneau

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Lecture analytique « Si tu t’imagines... » de Raymond Queneau.
samedi 23 janvier 2010, par aambraisse
[Accroche ?] « Si tu t’imagines... » [1] est un poème qui se trouve dans le recueil L’instantfatal de Raymond Queneau, poète français de la première moitié du XXe siècle ; il est publié en 1948. C’est un poème de trois strophes dont le nombre de vers est répartis de façon inégale. Queneaus’inspire des poèmes de Ronsard « Ode à Cassandre » et « Quand vous serez bien vieille... », cependant il en fait une réécriture pour définir l’action de « cueillir le jour ». La reprise d’un thèmeronsardien est-elle seulement parodique ? Dans un premier temps, nous étudierons la mise en évidence du caractère éphémère de la jeunesse et dans un deuxième temps, la réécriture parodique.
Dans ce poème,Queneau met en garde une jeune femme contre le temps qui passe, il la persuade afin qu’elle puisse profiter de sa jeunesse. Il prévient la jeune femme contre les illusions qu’elle a sur la jeunesse« Si tu crois petite ». La phrase « Si tu t’imagines / xa va xa va xa / va durer toujours », qui ouvre le poème, vise à choquer la jeune femme, afin de lui faire prendre conscience du fait qu’il failleprofiter de la jeunesse car celle-ci est éphémère. Le passage du temps est mis en évidence avec les saisons « la saison des za / la saison des za / saison des amours ». Queneau veut faire prendreconscience à la jeune femme que l’amour existe dans la jeunesse et pas dans la vieillesse, il veut mettre en avant le fait que cette saison ne dure pas, qu’il faut profiter car le temps passe (« les beauxjours s’en vont / les beaux jours de fête ») et que la beauté va disparaître pour laisser place à la vieillesse qui va l’enlaidir (« la ride véloce »), mais le passage du temps est aussi illustré parles roses qui sont évoquées à plusieurs reprises. La rose est éphémère, la jeunesse, « roses de la vie », lui est assimilée. Queneau se réfère à la rose qui est éphémère, tout comme le teint de sa...