Querelle

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  • Publié le : 21 novembre 2011
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Définition de la Querelle des Anciens et des Modernes

Ce que l'on appelle la Querelle des Anciens et des Modernes ne fait que reprendre, en la radicalisant, one vieille opposition. De tout temps, s'affirment deux conceptions de la littérature et, plus généralement, de la création. Les uns, tournés vers le passé, croient qu'il convient d'imiter les prédécesseurs, parce qu'ils ont atteint laperfection dans leur art : ce sont les partisans des Anciens. Les autres, fixés sur le présent, pensent qu'il faut, au contraire, innover, trouver des solutions qui correspondent à l'esprit de l'époque: ce sont les Modernes. Entre les deux camps, les conciliateurs essaient d'harmoniser les positions : pour eux, s'il faut tenir compte des apports précédents, il faut aussi les adapter aux situationsnouvelles, les utiliser comme un tremplin qui permet de progresser.
Durant la première partie du XVIIe siècle, ces trois conceptions apparaissent déjà, par exemple dans le domaine théâtral : les adeptes du théâtre régulier entendent appliquer les préceptes des auteurs dramatiques de l'Antiquité, d'autres préfèrent un théâtre irrégulier porteur d'innovations, tandis que les partisans de solutionsmoyennes les renvoient dos à dos, en préconisant un système théâtral à la fois inspiré des Anciens et influencé par le présent.

Querelle des Anciens et des Modernes
Querelle des Anciens et Modernes : controverse sur les mérites respectifs des écrivains de l'Antiquité et de ceux du siècle du Louis XIV, qui divisa le monde littéraire français à partir des années 1680.Elle reprend un débat déjà agité au XVIe siècle, celui qui oppose les imitateurs des Anciens à ceux qui prêchent le rejet des modèles antiques et l'invention de formes modernes.
Suivant l'exemple de Descartes et de Pascal, les Modernes (Perrault, Quinault, Saint-Évremond, Fontenelle, Houdar de La Motte) critiquent l'Antiquité en raison du progrès des techniques et des sciences, et en raison del'ennui que les auteurs anciens peuvent provoquer auprès d'un public mondain et féminin : selon eux on ne peut considérer les Modernes comme inférieurs à leurs ancêtres.
Les Anciens (Boileau, Racine, La Bruyère, La Fontaine, Madame Dacier) invoquent le génie des écrivains antiques, d'Homère et de Virgile, pour expliquer qu'ils doivent rester des modèles dans la pratique des arts. Cette querellese déroula en trois étapes principales :
Dans la première, le débat portait sur l'épopée et le poème héroïques. Boileau, dans son Art poétique (1674) préconisait le respect des modèles grecs et latins et le recours à la mythologie.
La querelle s'élargit à la question de l'emploi du français au lieu du latin dans les inscriptions. La deuxième étape, la plus importante, commença en 1687, le 27janvier avec le poème que Charles Perrault présenta à l'Académie : le Siècle de Louis le Grand critique les Anciens, fait l'éloge des contemporains, proclame le siècle de Louis XIV supérieur à celui d'Auguste
La docte Antiquité dans toute sa durée
À l’égal de nos jours ne fut point éclairée.
(Charles Perrault. Le siècle de Louis le Grand)
Boileau s'indigna et attaqua, soutenu par LaBruyère.
La polémique enfla avec la publication par Perrault des quatre volumes du Parallèle des anciens et des modernes à partir de 1688, où il attaque les Anciens en comparant dans un dialogue fictif les réalisations des Anciens avec les réalisations modernes dans presque tous les aspects de la vie humaine. La polémique tournait essentiellement autour de deux modèles esthétiques opposés :le principe de l’imitation orienté vers l’Antiquité comme idéal de beauté absolu et d’autre part le principe du génie de l’imagination qui puise son inspiration en lui-même.
La belle Antiquité fut toujours vénérable;
Mais je ne crus jamais qu’elle fût adorable.
Je voie les Anciens sans plier les genoux,
Ils sont grands, il est vraie, mais hommes comme nous ;
Et l’on...
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