Questions sur dom juan

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  • Publié le : 28 février 2010
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Questions p.183

Question 1 :

Le corpus proposé est composé de trois textes. Le premier est un extrait de la scène d’exposition du Médecin malgré lui, comédie classique de Molière (1622-1973). Le second est un extrait de l’acte V, scène 1 de l’œuvre théâtrale de Racine (1639-1699), Andromaque. Enfin, le troisième texte a été écrit par un auteur contemporain, Nathalie Sarraute(1900-1999), Pour un oui ou pour un non. Ces textes sont donc d’époque et de genredifférents.
Dans les trois textes du corpus, un personnage exprime un reproche à l’égard d’un autre. La première scène extraite de l’œuvre de Molière, Le Médecin  malgré lui. C’est un conflit conjugal entre Sganarelle et Martine. Ils se disputent car la femme, Martine, se venge de son mari brutal et ivrogne. Effectivement,le mari souhaite dominer la maison, il impose des règles strictes telles qu’il enlève des meubles. Si ces règles ne sont pas respectées il frappe sa femme. De plus il se saoul et il contraint celle-ci à rester s’occuper de la maison et la prive de libertés. C’est donc l’attitude égoïste et violente de Sganarelle qui amène Martine à se venger en faisant croire qu’il est médecin avec des conditionsridicules. En effet, selon Martine, Sganarelle dilapide leurs biens. Ce désaccord est transposé de façon comique « c’est à moi de parler et d’être le maître », « peste de fou fieffé », « C’est de vivre de ménage – Qui m’a ôté jusqu'au lit que j’avais ! […] ». Pour dénoncer ce conflit, le couple utilise tout d’abord le registre familier, ils se connaissent bien donc ils se tutoient. Sganarelle, pardes mots péjoratifs comme « une femme est pire qu’un démon » l.8 provoque sa femme. Celle-ci répond par des exclamations comme « Oh ! » l.6 et utilise le registre ironique pour se moquer de lui : « Voyez un peu l’habile homme » l.9. Puis, il s’ensuit des insultes « peste de la carogne » l.16. L’opposition est très forte, symbolisée par les insultes. Après, plusieurs reproches sont annoncées « nefait que jouer que boire »l.46 avec l’opposition d’argument et de contre argument : « c’est pour ne point m’ennuyer » l.47. L’apparition de la violence marque l’étape finale du conflit avec des provocations : « je ne te crains nullement », encore des insultes et en bouquet final l’utilisation de la violence de Sganarelle sur Martine.
La seconde scène extraite d’Andromaque de Racine se détache desdeux autres. En effet, celui-ci n’est pas un discourt entre deux protagonistes mais un monologue. Ici, le conflit est lié à un conflit amoureux. Effectivement une femme, Hermione perd son amant Pyrrhus tombé amoureux d’une autre. Par jalousie, elle décide de le faire assassiner. Hermione est tiraillé entre assassiner Pyrrhus ou le laisser vivre. A travers son monologue, on comprend qu’elle sequestionne beaucoup et que sa jalousie remplie toute sa colère envers Pyrrhus. Elle se rappelle de tous ses bons souvenirs et on voit que son amant l’a oublié. La jalousie incontrôlée d’Hermione se manifeste par de nombreux questionnements comme « où suis-je ? » l.1. Puis elle reprend son discours par des exclamations « Ah ! » l.4. La différence de ce texte est qu’il n’y a pas de conflits directsentre deux personnages, ici on voit le conflit entre la raison et l’amour, la jalousie d’un personnage. Sa colère est omniprésente par la présence de mots appartenant au champ lexical de la violence comme « venger »l.14 et de la colère « mon courroux » l.15. On a ainsi une forte évocation du meurtre mais aussi un registre pathétique dû à la future perte de son amant : « mes larmes » l.10. Au débutcomme à la fin Hermione se pose des questions, on voit donc que son conflit avec elle-même est difficile. Andromaque est une tragédie (personnages nobles, histoire d’amour compliquée, inéluctable et dénouement tragique : Pyrrhus et Hermione meurent) de ce fait elle appartient au registre tragique comme nous le constatons vers 6 « sans pitié, sans douleur au moins étudiée », et l’emplois récurent...
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