Qui sommes nous

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  • Publié le : 21 avril 2011
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Qui sommes nous ?
Il est si difficile de dire qui on est, même si on pense savoir tout sur nous même, ce qui malheureusement est faux. L'homme n'est pas transparent à lui même et il serait bien incapable de dévoiler tout ce qu'il y a à savoir sur lui même puisqu'il ne peut livrer que sur lui même des informations telles que l'identité. Mais n'est ce pas une identité vague ?

L'homme est avanttout un « sujet » mais attention, la notion de sujet a des définitions qui varient selon le contexte. En philosophie, on apprend que le sujet est avant tout pensant et responsable de ses actes même si le cas d'une maladie mentale reste à découdre. Il n'est pas soumis ou encore moins asservi comme aux temps des monarchies absolues.
Le sujet est conscient, conscient de ce qu'il fait mais est-ilconscient de ce qu'il est vraiment ?
Certes on pourrait décliner son identité, nous présenter tous ses actes bons ou mauvais qu’on ne saurait pas ce qu'il est au fond de lui-même, dans le plus profond de sa pensée. Car lui seul peut faire cette démarche d'introspection sur lui même qui est à la base même de la philosophie.

Car si l'homme ne se questionne pas sur lui-même, il ne pourra avancer,sinon rester prisonnier d'une vision du monde qui n'est pas la sienne. La conscience de l'homme, à savoir ce qu'il est vraiment, s'est heurtée depuis la fin du XIX siècle à une science qui découle de la philosophie, soit la psychanalyse dont le premier a en développer les théories est Sigmund Freud. On y apprend que la conscience n'est pas tout, mais qu'il existe un inconscient ? Je ne parle pas del'état passager dans lequel on peut se trouver mais bien d'un inconscient psychique, c'est à dire une partie jusqu'alors inconnue qui se diviserait en trois partie : le « moi », a savoir l'homme conscient, le « ça », qui commande toutes nos pulsions et enfin le « surmoi », qui exerce un contrôle sur le « ça », s’agissant plus d’un contrôle moral concernant par exemple notre comportement ensociété.

Ainsi, il serait encore plus difficile de ne nous définir avec l'apparition de cette nouvelle science puisque nous ne pouvons mesurer réellement notre inconscient, ce sur quoi il est fondé. Il y aura toujours une part d'ombre car on peut tout savoir, la connaissance n'est pas innée mais s'acquiert avec du temps et de l'expérience. La meilleure connaissance n'est-elle pas comme le dit lui mêmeSocrate dans l'Apologie de Platon : "Je sais que je ne sais rien". Donc la meilleure connaissance n'est-elle pas de reconnaître d'abord son ignorance? N'est ce pas cela la vraie sagesse?
Socrate, a dit l'oracle de Delphes, est le plus sage de tous les hommes. Mais n’en était-il pas le plus sage parce qu'il avait reconnu sa propre ignorance en faisant cette introspection sur lui même ?

Lasagesse a toujours été considérée comme l'état ultime, équivalant au Nirvana ou encore à cet état de plénitude que vive les dieux et qui est évoqué par Epicure dans sa Lettre à Ménécée : tout le monde peut être sage, nous dit Epicure, il suffit juste de suivre son quadruple remède.

Le quadruple remède

Cette éthique était résumée, dès l'Antiquité, par ce qu'on a appelé le tetrapharmakos (le«quadruple remède»), qui tient en quatre propositions fondamentales: il n'y a rien à craindre des dieux; il n'y a rien à craindre de la mort; on peut atteindre le bonheur; on peut supporter la douleur.
Rien à craindre des dieux, non parce qu'ils n'existent pas (« la connaissance que nous en avons est évidente », disait Epicure), mais parce qu'ils ne s'occupent pas de nous : leur bonheur immortel leursuffit. Rien à craindre de la mort, non pas parce qu'on ne meurt pas, mais parce qu'on meurt pour de bon. La mort n'est qu'un pur néant ; elle n'est donc rien pour nous. Elle n'est pas là quand nous sommes, et quand elle est là, nous ne sommes plus.

Quant à la douleur, elle est toujours limitée : extrême, elle est brève ; durable, elle est supportable. L'esprit, purgé des fausses frayeurs...
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