Réalisme et réflexion de georges sand

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  • Publié le : 21 mars 2011
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Littérature

Georges Sand critique le regard trop sérieux, trop précis des réalistes. Ceux-ci ne s’inquiètent que très peu du retentissement de leurs œuvres sur leurs lecteurs ou observateurs. Pour eux, il est nécessaire d’être aussi direct car c’est le seul moyen de dépeindre le monde tel qu’il est, de le décrire avec réalisme. Cependant, pour éviter de choquer, ils atténuent les traits lesplus durs de la réalité qu’il décrivent et en font une réalité positive. Pour Sand, ce n’est pas le travail de l’artiste, qu’il soit peintre ou écrivain, d’être aussi direct, il attend plutôt qu’avec diplomatie et tact, l’artiste sublime ce qui doit être sublimé, rende doux ce qui est trop dur, pour que le lecteur ou l’observateur se prennent à aimer ce qui est dépeint. Alors l’art a-t-il plutôtpour but d’exposer la réalité d’une façon positive, ou de créer une vérité qui serait idéale ?
Nous verrons dans une première partie que certains mouvements littéraires s’attachent à la notion de réalisme, au risque de s’éloigner de la notion d’art. Notre deuxième axe nous permettra de travailler l’idéal romantique, puis notre dernière partie nous exposera la façon de décrire le réel qu’ont créeles symbolistes et impressionnistes.
I. Réalisme et Naturalisme
A. Selon Bourdieu, la littérature aborde le réel sur le mode de la dénégation et de la sublimation, et permet ainsi l’émergence du réel le plus profond. Donc le réalisme exercerait vraiment et justement sa fonction : décrire le réel par l’art. Cette dénégation et cette sublimation seraient suffisantes pour rester réalistestout en étant artistiques.
B. Cependant, le genre lui-même cherche à être ce que Sand critique : un genre sérieux. Diderot affirme même que « pour devenir ce genre sérieux et respectable le roman s’est alors réclamé de la vérité, avant d’être défini par les romanciers qualifiés aujourd’hui de réalistes comme une représentation exacte de la Société, de la Nature et de la Vie. » Cette volonté atouché à son paroxysme avec le Naturalisme qui prétend même emprunter ses méthodes à la science : observation, description, analyse. Cette méthode a été extrêmement critiquée, parfois on a même parlé des descriptions  « catalogue » de Zola, maître en la matière. Pour beaucoup de critiques, le Naturalisme s’écarte trop de l’art car vanter la perfection de la description c’est douter de la valeurartistique du roman.
C. Lukacs, lui, s’il reconnait la valeur artistique des descriptions, notamment de la description zolienne, affirme que celle-ci, en se substituant au récit se définit comme un exercice de style et se prive du pouvoir d’éclairer en profondeur la société de son temps. Ainsi, on retrouve ici un avis contraire, le naturalisme est bien un mouvement artistique comme les autres maisil échoue dans sa volonté de dépeindre le réel car trop peu profond.

II. L’idéal romantique et l’importance du style
A. Pour Flaubert, le plus important dans le roman est l’art. L’auteur doit tout mettre en œuvre pour que l’art s’élève au dessus du reste. L’auteur se sacrifie lui-même, selon lui, en laissant de côté ses affections et sentiments personnels. Il affirme « La difficultécapitale, pour moi, n’en reste pas moins le style, la forme, le Beau indéfinissable, résultant de la conception même et qui est la splendeur du Vrai » Il aspire donc plus à l’idéal, aux sentiments, à l’exotisme, au mystère et à l’imagination qu’à la morne existence journalière. Il recherche la communion avec la nature avec son aspect sauvage et parfois mystérieux. La couleur y acquiert un côtésymbolique, le but étant d’exprimer, par la suggestion, des sentiments intenses, mystiques. On retrouve très bien cette particularité dans la Chartreuse de Parme.
B. Hugo lui aussi réaffirme la suprématie de l’art par rapport au réel. En effet, l’unité d’ensemble d’un roman s’établit, se construit autour de l’élaboration esthétique. Cette dernière est le pilier central et fondateur de tout roman....