Rédaction sur l'amant de jean-jacques annaud

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  • Publié le : 15 avril 2009
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Sujet: Analyse détaillée des scènes dans le bus et dans le bac durant les trajets à Saigon de la jeune fille.

Scène 1: 3:00 - 4:45 ; Scène 2: 10:06 - 24:00

L’amant, film sorti en 1992 et réalisé par Jean-Jacques Annaud, est adapté du roman du même titre de Marguerite Duras. A l’âge de 70 ans, Marguerite Duras décide de raconter son adolescence en Indochine et ses “secrets dejeunesse”: jeune Française de quinze ans et demi vivant avec sa mère, institutrice, et ses deux frères dans l’Indochine des années vingt à trente. Sa famille est pauvre car sa mère s’est ruinée en achetant des terres non cultivables. Alors qu’elle prend le bac traversant le Mékong, la ramenant à Saigon pour y rejoindre son pensionnat, la jeune fille rencontre un beau Chinois d’une trentaine d’années.Elle accepte de le revoir et, progressivement, il l’initie aux joies de l’amour physique. Il s’éprend violemment de cette jeune fille si sensuelle, tandis qu’elle prétend n’en vouloir qu’à son argent. Sa mère tolérant le Chinois tout en le méprisant, intervient même auprès de la directrice du pensionnat pour que sa fille puisse continuer à voir son amant. Ses camarades pensionnaires commençant àrejeter la jeune fille, sa mère décide qu’il est temps de rentrer en France.

C’est à ce moment que toutes les relations se déchirent ; le frère aîné, opiomane, part tout seul en France en éclaireur ; quand au Chinois, il est contraint d’épouser une riche héritière Chinoise et lui aussi tente de se consoler dans l’opium. Lors du dernier rendez-vous avec la jeune fille, le Chinois ne semontre pas. Le réalisateur fait croire au spectateur que le Chinois fait ultime apparition sur le quai alors que "l’Alexandre Dumas" quitte le port vers la France. La présence de sa grande voiture noire sans la quelle il ne se déplacerait pas, suffit pour dire que le Chinois était là pour le départ de la jeune fille. Marguerite Duras, la narratrice dans le film, explique aux spectateurs qu’ellen’oubliera jamais cet homme qu’elle a une fois peut-être aimé.

La première scène du film, où l’on découvre la jeune fille sur le chemin du retour au pensionnat dénote l’importance accordée aux déplacements des personnages. Chaque trajet dévoile des indices révélateurs sur les évènements à venir comme par exemple, dans ce début de film où, tout de suite la narratrice, représentant Marguerite Duras,plonge le spectateur dans l’Indochine profonde. Il rencontre pour la première fois le personnage principal, la jeune fille blanche, perdue au milieu de la masse Indochinoise. Au premier regard, cette scène pourrait faire partie d’un documentaire sur l’Indochine et la rivière du Mékong : un vieux ferry s’apprête à quitter le port et les indigènes bourdonnent et se préparent à monter sur lebateau ; un bus surchargé de marchandises et de passagers arrive et tout le monde s’affaire à décharger les sacs de nourriture avant le départ du bateau. C’est seulement lorsque la caméra zoome sur la portière du bus et que seules les jambes blanches d’une femme dite "Européenne" apparaissent que l’attention du spectateur est éveillée par ce contraste. Connaissant l’histoire de l’Indochine ainsi que larelation entre la France et ce pays asiatique durant les années 1900, une femme blanche parmi des locaux est une vue surprenante. Une fois sortie de l’autobus, la jeune femme s’appuie posément contre la rambarde du bateau et devient le focus de l’image en contraste avec l’agitation au premier plan. Le réalisateur, afin de montrer l’intérêt de cette prise de vue, déplace la caméra lentement enfaisant des plans rapprochés sur les tresses, la robe sale, et les chaussures abimées de la jeune fille. Ces fragmentations du personnage ainsi que la description faite par la narratrice amènent le spectateur à découvrir la classe sociale pauvre du personnage principal. Un blanc, à cette époque, ne se mélangeait pas aux indigènes. Après un bref retour en arrière brièvement montrant les vacances...