Résumé du chapitre 4 du livre 1 du contrat social

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  • Publié le : 3 novembre 2008
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Chapitre IV (« De l’esclavage ») : L’esclavage est lui aussi une convention illégitime. La raison principale de Rousseau pour affirmer cela est la suivante : celui qui est mis en esclavage ne peutpas le vouloir volontairement- en tout cas s’il est sain d’esprit. L’esclavage est donc toujours le fruit d’une contrainte extérieure et il ne saurait donc être légitime. {{Guil|Ainsi, de quelque sensqu’on envisage les choses, le droit d’esclavage est nul, non seulement parce qu’il est illégitime, mais parce qu’il est absurde et ne signifie rien. Ces mots, esclave et droit, sont contradictoires;ils s’excluent mutuellement. Soit d’un homme à un homme, soit d’un homme à un peuple, ce discours sera toujours également insensé : « Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à monprofit, que j’observerai tant qu’il me plaira, et que tu observeras tant qu’il me plaira. ». Car, selon Rousseau, renoncer à la liberté est incompatible avec la nature humaine (« c’est renoncer à saqualité d’homme, aux droits de l’humanité, même à ses devoirs »). Un tel renoncement ne peut avoir de prix.

Rousseau soulève en outre toute une série de difficultés que rencontrent ceux qui voudraientaffirmer la légitimité de l’esclavage.

Grotius affirme par exemple que tout un peuple pourrait aliéner sa liberté pour se rendre sujet d’un roi. À cela Rousseau répond que même si un homme avait ledroit de s’aliéner auprès d’un maître il ne pourrait le faire pour ses enfants (« ils naissent hommes et libres ; leur liberté leur appartient, nul n’a droit d’en disposer qu’eux »).
De plus, «Grotius et les autres tirent de la guerre une autre origine du prétendu droit d’esclavage. Le vainqueur ayant, selon eux, le droit de tuer le vaincu, celui-ci peut racheter sa vie aux dépens de saliberté ; convention d’autant plus légitime qu’elle tourne au profit de tous deux. » Mais la guerre n’est pas une relation privée mais d’État à État et ne saurait exister dans l’état de nature ou dans...