Réussir l'évangelisation

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  • Publié le : 20 novembre 2009
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L'évangélisation personnelle
ou évangélisation par l'amitié

Lorsqu'on entend « évangélisation par l'amitié » dans un contexte francophone, il y a quelquefois des réactions assez réticentes : « Moi, je n'utiliserais jamais une amitié pour fourguer mon message ! ». Il ne s'agit pas de ça, Dieu merci. L'Evangile ne doit pas être annoncé avec des méthodes manipulatoires. L'expression friendshipevangelism passe mieux en anglais, en partie parce que la notion d'amitié est différente. En Suisse, on considère que l'amitié est une relation très privilégiée : j'ai beaucoup de potes, mais 3-4 amis seulement. Dans les pays anglo-saxons, l'amitié est plus large (moins profonde souvent) et parler de friendship evangelism est simplement dire que nous désirons partager l'Evangile dans le cadre d'unerelation. Comme on parle français dans ce beau pays et qu'il n'y a pas de marque déposée, nous parlerons d'évangélisation personnelle. Un exemple frappant des possibilités de cette manière de vivre (plutôt que méthode) est offert par le travail de Floyd McClung à Amsterdam parmi les prostituées du Red Light District. Entrer en relation, c'est autre chose qu'asséner de l'extérieur la vérité sansse préoccuper de l'interlocuteur.

1. Questions de base
Qui ?
Nous sommes tous concernés par l'annonce de l'Evangile. Dieu cherche des gens qui travaillent avec lui, car nous sommes le moyen qu'il a choisi pour amener les gens à le connaître. La question qu'il pose à Esaïe reste d'actualité : « Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous? » (Esaïe 6,8). Comme chrétiens, nous sommes ambassadeurspour Christ (2 Corinthiens 5,20 ; les versets 16 à 21 méritent un détour). Nous avons cette dignité et cette autorité de représenter Christ. Le succès n'est pas notre problème : nous devons simplement transmettre le message que nous avons reçu. Tout chrétien est concerné, pour aller dans le monde entier, y compris chez lui (Matthieu 28,19). Il n'y a pas de quoi avoir honte de la Bonne Nouvelle,car elle est précisément une bonne nouvelle, ce dont nos amis, nos potes, nos connaissances ont besoin (Romains 1,16). Mais « Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n'ont pas cru? Et comment croiront-ils en celui dont ils n'ont pas entendu parler? Et comment en entendront-ils parler, s'il n'y a personne qui prêche? » (Romains 10,14). Ces questions sont pertinentes.

Arrêtons-nous un instantpour réfléchir à notre position d'ambassadeurs et à ce que nous avons : en quoi ce message et cette puissance de Dieu pourraient-elles être utiles aux gens que nous connaissons ?

Pourquoi ?
« Parce qu'il le faut » n'est pas une réponse suffisante. Ce n'est pas à cause d'une contrainte extérieure, mais à cause de notre position de chrétiens (Jean 20,21). Nous avons reçu la lumière dans unmonde de ténèbres et nous sommes devenus des enfants de Dieu (Jean 1,5 et 12). Il serait égoïste de la garder pour nous, alors que nous pouvons être des flambeaux (Philippiens 2,15-16)… Partager l'Evangile, c'est proposer aux gens quelque chose dont ils ont besoin, même s'ils ne s'en rendent pas compte. S'ils ne veulent pas l'accepter, c'est leur problème. S'ils n'en ont pas entendu parler à cause denous, c'est notre problème.

Comment ?
« Va avec la force que tu as », disait Dieu à Gédéon (Juges 6,14). Ce n'était pas un homme très fort, ni très courageux. Avec cette force que Dieu lui avait donnée, il a pourtant vaincu adversaires et difficultés. Dieu n'a pas besoin de gens grands, forts, intelligents ; il agit au travers de ceux qui se mettent à son service et à son écoute (2Corinthiens 12,9). Attendre de pouvoir avoir réponse à tout, c'est attendre la fin des temps. On peut peut-être y aller avant, non ? Quand il parle de persécutions, Jésus affirme que les réponses seront données sur le moment, pas avant (Matthieu 10,19-20). Et si c'était aussi le cas pour nous, sans la persécution ? La formation, comme un diplôme de théologie, n'est pas indispensable ; connaître Dieu l'est...